Le Maroc confirme son statut de puissance montante du football féminin africain. Le sélectionneur Jorge Vilda salue les progrès fulgurants des Lionnes de l'Atlas, finalistes à deux reprises en Coupe d'Afrique des nations et désormais capables de rivaliser avec les meilleures équipes du continent.
Les faits essentiels
Lors d’une conférence de presse à Rabat, Jorge Vilda, entraîneur de l’équipe nationale féminine du Maroc, a mis en avant l’évolution remarquable des Lionnes de l’Atlas. Leur parcours en CAN 2026, marqué par des phases avancées et une défense solide, illustre cette progression. Les joueuses ont notamment atteint deux finales consécutives en Coupe d’Afrique des nations et ont franchi le cap des huitièmes de finale lors de la dernière édition de la Coupe du monde.
Malgré une défaite en demi-finale face à l’Algérie aux tirs au but, Vilda a souligné la domination marocaine sur le terrain et la performance collective, saluant en particulier la solidité défensive de l’équipe, avec un faible nombre de buts encaissés.
Pourquoi c'est important
Ces résultats confirment l’émergence du Maroc comme acteur clé du football féminin africain. La régularité des Lionnes de l’Atlas en compétitions majeures reflète un investissement croissant dans ce sport, tant au niveau des infrastructures que de la formation. Leur capacité à se hisser en finale de CAN et à performer en Coupe du monde envoie un signal fort aux autres nations du continent, tout en renforçant l’image du Maroc comme terre de football.
Pour le sélectionneur, l’enjeu dépasse le cadre sportif : il s’agit de pérenniser cette dynamique et de capitaliser sur ces performances pour inspirer les jeunes générations, notamment les filles, à s’engager dans le football.
Ce qu'il faut surveiller
La prochaine étape pour les Lionnes de l’Atlas sera la finale de la CAN féminine 2026, opposant le Malawi au Cameroun. Ce match, qui se déroulera au stade Moulay El Hassan à Rabat, pourrait sceller une nouvelle page de l’histoire du football féminin marocain. Vilda a insisté sur la nécessité de poursuivre le travail pour corriger les lacunes identifiées, notamment en matière de finition, afin d’aborder les prochaines échéances avec plus de sérénité.
À plus long terme, l’attention se portera sur la capacité du Maroc à maintenir cette trajectoire ascendante, notamment en vue des qualifications pour les prochaines compétitions internationales. La question de la préparation des joueuses et de l’évolution des infrastructures locales sera également déterminante pour confirmer cette tendance.