Après deux finales perdues en deux éditions, les Lionnes de l’Atlas ambitionnent désormais de remporter leur premier titre continental à la CAN féminine 2026. Une quête qui symbolise l’émergence du Maroc parmi les grandes nations africaines du ballon rond.
Une progression fulgurante vers les sommets
En quelques années, la sélection marocaine a opéré une mue spectaculaire. Longtemps reléguée en dehors du cercle des meilleures équipes africaines, elle a progressivement gravi les échelons pour s’imposer comme une force majeure du continent. Cette ascension s’est matérialisée par deux finales consécutives en CAN féminine, une première historique pour le pays. En 2022, à domicile, puis lors de l’édition suivante, les Lionnes ont démontré leur capacité à rivaliser avec les nations les plus redoutables, comme le Nigeria, détenteur de dix titres, ou l’Afrique du Sud, dernière lauréate.
Cette montée en puissance reflète une évolution structurelle du football féminin marocain, portée par un investissement croissant et une génération de joueuses déterminées. Pourtant, le défi reste entier : passer de la finale à la victoire, un cap que seule une poignée de sélections africaines a su franchir.
Un mental d’acier face à l’exigence du titre
Le sélectionneur, Jorge Vilda, insiste sur l’équilibre entre confiance et lucidité. Pour lui, la progression récente ne doit pas occulter la difficulté de la tâche : « Les joueuses ont confiance. Elles ne sont pas confiantes. Il y a une différence. » Une nuance qui souligne la nécessité de rester humble face à des adversaires aussi redoutables que le Nigeria, l’Afrique du Sud ou la Zambie. L’enjeu est double : confirmer la régularité des performances tout en évitant l’autosatisfaction.
La capitaine, Ghizlane Chebbak, incarne cette philosophie collective. Pour elle, les récompenses individuelles passent après l’objectif ultime : le trophée. « Ce qui compte vraiment, ce sont les trophées collectifs », martèle-t-elle, rappelant que la CAN 2026 sera l’occasion de graver l’histoire. Le sélectionneur, lui, mise sur l’engagement sans faille de son groupe, promettant un combat sans concession jusqu’au dernier souffle : « Nos Lionnes donneront tout sur le terrain. »
Reste à traduire cette ambition en résultats. Après avoir appris à atteindre la finale, le Maroc doit désormais apprendre à la gagner. Une génération prometteuse pourrait ainsi basculer dans l’histoire en 2026, si elle parvient à transformer l’essai au moment décisif.