Le Maroc lance une réforme majeure de ses plaques d’immatriculation pour harmoniser son système avec les standards internationaux. Dès 2026, les véhicules devront adopter un modèle unifié intégrant caractères latins et mention « MA », simplifiant ainsi les contrôles à l’étranger.
Un modèle unique pour les déplacements nationaux et internationaux
Le nouveau système, introduit par l’arrêté n°640.26 du ministre du Transport et de la Logistique, remplace progressivement les anciennes plaques. Désormais, chaque plaque affichera à la fois les caractères arabes et latins, ainsi que la mention « MA » directement intégrée. Cette uniformisation vise à faciliter les déplacements des véhicules marocains, qu’ils circulent sur le territoire national ou à l’étranger.
Les ateliers spécialisés, notamment à Casablanca, ont déjà commencé la production des nouvelles plaques. Les tarifs varient selon les matériaux : à partir de 150 dirhams pour les plaques blanches standard, jusqu’à 200 dirhams pour les versions haut de gamme ou réfléchissantes, améliorant la visibilité nocturne.
Une transition progressive jusqu’en 2026
Tous les véhicules ne sont pas concernés immédiatement. Les plaques actuelles des véhicules déjà immatriculés restent valables jusqu’à leur première mutation de propriété. En revanche, les véhicules utilisés pour la circulation internationale doivent adopter le nouveau modèle avant le 31 décembre 2026. Cette échéance s’applique aussi aux véhicules neufs ou importés, dont l’immatriculation doit désormais suivre le nouveau format.
Les professionnels du secteur estiment que la fabrication d’une plaque prend environ 15 minutes, un processus optimisé pour répondre à la demande croissante. Certains automobilistes anticipent déjà le changement pour éviter les files d’attente en fin de période.
Simplification des contrôles et harmonisation régionale
Selon la NARSA, cette réforme répond à un besoin croissant de standardisation. Les anciennes plaques, souvent complétées par des mentions séparées pour l’international, posaient des problèmes d’identification aux frontières. Le nouveau modèle, aux dimensions et présentations harmonisées, devrait réduire les démarches administratives et les contrôles redondants.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des infrastructures marocaines, facilitant les échanges économiques et touristiques avec les pays voisins et au-delà. Pour les usagers fréquents de la route, le gain de temps et de simplicité pourrait être significatif.