Après les législatives du 23 septembre 2026, le roi Mohammed VI a nommé le nouveau gouvernement du Maroc, dirigé par Fatima Ezzahra El Mansouri. Le cabinet compte 32 membres, dont sept femmes, et s’appuie sur une coalition majoritaire de 207 sièges à la Chambre des représentants.
Composition du cabinet et représentation féminine
Le gouvernement comprend 32 ministres, auxquels s’ajoutent onze ministres délégués. Parmi les membres, sept femmes occupent des postes ministériels, marquant une avancée symbolique pour la parité dans l’exécutif. Fatima Ezzahra El Mansouri, première femme à diriger le gouvernement marocain, a présenté la liste au palais royal, où chaque ministre a prêté serment devant le souverain vêtu d’un costume noir et d’une cravate.
Coalition parlementaire et majorité à la Chambre des représentants
Le Parti authenticité et modernité (PAM), qui a remporté 97 sièges aux élections, a conclu un accord avec trois formations – l’Istiqlal, l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS). Cette alliance porte le total à 207 sièges, assurant ainsi la majorité absolue nécessaire pour le vote de confiance. La coalition, annoncée le 29 septembre, a permis à El Mansouri de finaliser la composition du cabinet après plus de deux semaines de consultations avec les partis.
Défis immédiats : continuité et projet de loi de finances 2027
Le nouveau gouvernement se caractérise davantage par la continuité que par une rupture. Dix ministres sont reconduits, notamment à la tête des portefeuilles stratégiques de l’Intérieur, des Affaires étrangères et de la Justice. Cette stabilité institutionnelle vise à garantir la mise en œuvre rapide des politiques en cours. Le cabinet doit, avant le 20 octobre, déposer le projet de loi de finances 2027 auprès de la Chambre des représentants, un délai serré qui mettra à l’épreuve la cohésion de la coalition et la capacité du gouvernement à aligner ses priorités budgétaires avec les attentes du parlement et de la société marocaine.