À l’approche de la rentrée scolaire au Maroc, l’Observatoire marocain de l’éducation inclusive interpelle directement le ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports pour qu’il finalise l’approbation et la signature du programme de soutien à la scolarisation des enfants en situation de handicap. L’organisation alerte sur les conséquences d’un nouveau retard, alors que des milliers d’enfants attendent encore de pouvoir bénéficier du dispositif.
Une dernière étape administrative qui n’a toujours pas été franchie
L’Observatoire indique que l’ensemble des départements ministériels et institutions concernés ont adhéré au programme, interagi positivement avec son contenu et donné leur accord de principe. Toutefois, l’étape ultime — l’approbation et la signature du ministre de l’Éducation nationale — reste en suspens, alors que le calendrier scolaire approche et que les préparatifs de la nouvelle année doivent être engagés.
Près de 30 000 familles et 10 000 professionnels concernés
Selon l’organisation, cette attente maintient près de 30 000 familles dans l’incertitude et retarde le lancement effectif du programme ainsi que l’annonce des bénéficiaires dans des délais compatibles avec la rentrée. L’Observatoire souligne que les répercussions dépassent le seul cadre familial : près de 10 000 travailleurs sociaux et éducatifs, dont l’activité dépend des services d’accompagnement destinés aux enfants en situation de handicap, sont également affectés par la situation.
Un risque de rentrée sous le signe de l’attente
L’Observatoire met en garde contre la persistance de ce flou, estimant qu’il risque de compromettre les préparatifs menés par les associations, les familles ainsi que les professionnels du secteur social et éducatif. Il redoute que la rentrée scolaire ne débute « sous le signe de l’attente et de l’inquiétude plutôt que dans des conditions favorables de soutien et d’accompagnement ». Un report supplémentaire pourrait avoir un coût direct pour les enfants et leurs familles, insiste l’organisation.
Un droit fondamental au cœur de la demande
L’instance appelle à garantir le démarrage du programme dans les délais appropriés, considérant qu’il s’agit d’une condition essentielle pour assurer le droit à la scolarisation des enfants en situation de handicap et leur permettre de bénéficier pleinement des principes de l’éducation inclusive. Elle demande au ministre de trancher immédiatement la question et d’achever les procédures requises sans nouveau report.