Le Maroc a annoncé le démantèlement d’une cellule terroriste liée à la branche sahélienne de Daech. Selon les autorités, cette opération a été menée conjointement par le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ) et la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST).
Dix suspects ont été interpellés lors d’opérations simultanées dans sept villes du royaume, dont Agadir, Casablanca et Tétouan. Parmi les personnes arrêtées figure un mineur de 17 ans, placé sous surveillance spécifique, ainsi qu’un ancien détenu condamné pour des faits liés à la loi antiterroriste.
Les enquêteurs indiquent que les suspects auraient prêté allégeance à Daech et reçu des instructions de cadres de la branche sahélo-saharienne du groupe. Selon les mêmes sources, ces derniers leur auraient demandé de rester au Maroc pour préparer des attaques sur place plutôt que de rejoindre une zone de combat à l’étranger.
À Inezgane, près d’Agadir, un véhicule 4×4 modifié a été saisi. Les autorités le présentent comme un engin potentiellement utilisable pour une attaque à la voiture-bélier ou un attentat-suicide. Des bonbonnes de gaz, des cocottes-minute, du matériel de soudure et des produits chimiques, pouvant servir à la fabrication d’explosifs, ont également été retrouvés.
Cette affaire met en lumière l’activité de Daech dans le Sahel, une région marquée par l’insécurité au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Les groupes armés y étendent parfois leur influence vers d’autres pays d’Afrique du Nord. Le Maroc souligne l’importance de la surveillance des réseaux transnationaux dans la lutte antiterroriste.
Les suspects majeurs ont été placés sous enquête sous la supervision du parquet compétent en matière de terrorisme. Les autorités évoquent un projet dangereux, préparé avec des moyens susceptibles de provoquer de lourdes pertes, sans préciser toutes les cibles présumées.