La campagne de récolte 2026 du cannabis légal au Maroc a atteint 1 100 hectares, soit 60 % de la surface autorisée, tandis que l’Agence nationale de réglementation du cannabis (ANRAC) a retiré 1 490 autorisations pour non‑respect des procédures. En parallèle, le label «Produit du cannabis» a obtenu une protection officielle au Luxembourg et au Portugal, ouvrant la voie à une reconnaissance européenne.
Progression de la récolte dans les provinces autorisées
Sur les trois provinces où la culture est légale, la variété locale «beldia» est presque achevée : à Taounate, 92 % des plants ont été récoltés. La variété importée suit un calendrier décalé, avec un démarrage en octobre et une fin prévue en décembre, en raison de cycles de maturation différents. Au total, les agriculteurs, regroupés en 154 coopératives, mobilisent près de 1 800 exploitants pour couvrir les 1 100 hectares déjà cueillis.
Renforcement du contrôle : 1 490 autorisations retirées
L’ANRAC a intensifié ses inspections à chaque maillon de la filière, du champ à la commercialisation. Près de 1 300 des retraits concernent des agriculteurs, tandis que les 190 restantes touchent les opérateurs de transformation, de fabrication, de transport, d’exportation et d’importation de semences. Le détail comprend 60 licences d’importation de semences, 45 de transformation, 35 de commercialisation, 31 d’exportation, 12 d’exportation de semences et 7 de transport, illustrant la portée exhaustive du dispositif de contrôle.
Stratégie d’export : le label «Produit du cannabis» protégé en Europe
L’ANRAC poursuit la valorisation internationale du cannabis marocain en sécurisant le logo «Produit du cannabis». Après des notifications de protection au Luxembourg et au Portugal, des démarches similaires sont en cours en Allemagne et en Espagne. Ce label vise à garantir l’authenticité et la traçabilité des produits, à renforcer la crédibilité du «Made in Morocco» et à faciliter l’accès aux marchés européens, où la demande de produits à base de cannabis légal continue de croître.