La présidente du RN Marine Le Pen a annoncé un plan de 125 milliards d’euros d’économies pour 2027, tout en défendant une réforme des retraites permettant aux actifs ayant commencé avant 20 ans de partir à 60 ans. Face à l’emballement de la dette française, elle justifie ces mesures par la nécessité de « rétablir les finances publiques » avant que la situation ne devienne « dramatique ».
Un plan de rigueur de 125 milliards d’euros
Marine Le Pen a promis de présenter, avant le débat budgétaire de fin septembre, une trajectoire de réduction des dépenses publiques s’élevant à 125 milliards d’euros. Cette annonce, faite devant le MEDEF, s’inscrit dans une logique de « rétablissement des finances publiques » face à l’augmentation exponentielle de la dette. La candidate du RN évoque un « effet boule de neige » qui, selon elle, menace la souveraineté économique de la France. « Nous allons devoir faire des choix de société », a-t-elle souligné, sans préciser les secteurs concernés par ces économies.
Retraites : un âge pivot à 60 ans pour les carrières longues
Outre le plan d’économies, Marine Le Pen a réaffirmé sa proposition de réforme des retraites, ciblant spécifiquement les travailleurs ayant commencé leur activité professionnelle avant 20 ans. Ces derniers pourraient partir à 60 ans, sous réserve d’avoir cotisé 42 ans, avec un âge légal fixé à 62 ans. La candidate présente cette mesure comme une réponse à la « pénibilité » et rejette les critiques sur son coût annuel estimé à 9 milliards d’euros. « C’est un choix de société. Assumons les choix de société », a-t-elle déclaré, insistant sur la nécessité de « ne plus multiplier les contraintes » pour les travailleurs précoces.
Réactions et enjeux pour l’économie française
Cette double annonce intervient dans un contexte où la dette publique française dépasse les 110 % du PIB, alimentant les débats sur la soutenabilité des finances de l’État. Si le RN mise sur une réduction drastique des dépenses, les entreprises et les économistes s’interrogent sur l’impact d’un tel plan sur la croissance et l’emploi. Les syndicats et l’opposition devraient rapidement réagir à ces propositions, notamment sur la question des retraites, où les désaccords persistent depuis des années. La crédibilité de ce plan dépendra de sa capacité à concilier rigueur budgétaire et justice sociale.