Candidate à l'élection présidentielle française de 2027, Marine Le Pen a précisé sa stratégie concernant le soutien à Kiev. Elle prévoit de maintenir l'aide financière à l'Ukraine pendant une période transitoire de six mois après son éventuelle élection, avant d'y mettre un terme définitif.
Un arbitrage dicté par la situation budgétaire française
La dirigeante du Rassemblement national justifie cette décision par l'état critique des finances publiques de la France, qu'elle décrit comme étant au bord du défaut de paiement. Selon elle, le pays n'a plus les capacités budgétaires nécessaires pour poursuivre ce soutien financier. Elle a qualifié cette position de « discours d'honnêteté » envers le président ukrainien Volodymyr Zelensky, suggérant que Kiev devrait désormais se tourner vers des partenaires européens disposant d'une meilleure santé économique.
Réorientation de la stratégie diplomatique et européenne
Au-delà de l'aide financière, cette annonce s'inscrit dans une vision plus large de la souveraineté nationale. Marine Le Pen réitère son opposition à une adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne, qu'elle juge préjudiciable pour le bloc. Elle exprime également des réserves sur l'efficacité des sanctions économiques imposées à la Russie, estimant qu'elles ont davantage pénalisé les économies européennes. La candidate privilégie une résolution diplomatique du conflit, tout en précisant qu'elle pourrait maintenir certaines formes d'assistance militaire, comme la formation ou la fourniture de matériel, malgré l'arrêt des flux financiers.
Positions sur l'architecture de sécurité internationale
La candidate a également clarifié ses intentions concernant les alliances militaires et institutionnelles. Si elle maintient son objectif de retirer la France du commandement intégré de l'OTAN, elle précise que cette mesure ne serait pas mise en œuvre tant que le conflit en Ukraine demeure actif. Parallèlement, elle revendique une volonté de bras de fer avec la Commission européenne pour réduire la contribution nette de la France au budget de l'UE et rapatrier certaines compétences nationales, tout en écartant l'idée d'une sortie pure et simple de l'Union.