Le 16 septembre 2026, à Kinshasa, l'ancienne ministre des Droits humains Marie-Ange Mushobekwa a pris la parole lors du CENCO pour insister sur la nécessité d’un dialogue national inclusif, encadré par une médiation neutre et organisé hors du territoire congolais.
Une prise de parole décisive au cœur du CENCO
Présente à la conférence nationale (CENCO) qui réunit les principaux acteurs politiques du pays, Marie-Ange Mushobekwa, figure du Front commun pour le Congo (FCC) et proche de l’ancien président Joseph Kabila, a rappelé l’importance d’inclure toutes les composantes de la société congolaise dans le processus de réconciliation. Son intervention, qui s’est déroulée le mercredi 16 septembre, a été marquée par un appel à dépasser les clivages partisans qui freinent les avancées politiques.
Un appel à la médiation neutre
Selon Mushobekwa, la légitimité du dialogue ne pourra être assurée que si un médiateur impartial, dépourvu de toute affiliation locale, est chargé de conduire les négociations. Cette proposition vise à garantir que les parties prenantes perçoivent le processus comme équitable, réduisant ainsi les risques de blocage ou de sabotage. La neutralité du médiateur serait, selon elle, un gage de confiance indispensable pour que les engagements pris soient respectés.
Pourquoi envisager un cadre hors du pays ?
L’ancienne ministre a également suggéré que le dialogue se tienne en dehors du territoire congolais. Cette idée repose sur la conviction que l’éloignement du contexte immédiat de tension pourrait offrir un environnement plus propice aux échanges, à l’abri des pressions politiques et sécuritaires locales. Un tel cadre permettrait aux participants de se concentrer sur les enjeux structurels sans être constamment confrontés aux dynamiques de pouvoir internes.
Enjeux pour la stabilité congolaise
Si les recommandations de Mushobekwa sont prises en compte, elles pourraient contribuer à désamorcer les tensions qui minent la gouvernance du pays depuis plusieurs années. Un dialogue véritablement inclusif, soutenu par une médiation neutre et organisé dans un lieu neutre, offrirait une plateforme pour aborder les questions de gouvernance, de droits humains et de réformes institutionnelles. Cela pourrait également renforcer la crédibilité du processus aux yeux de la communauté internationale, qui suit de près les évolutions politiques en République démocratique du Congo.
Perspectives et prochains pas
Le CENCO devra désormais évaluer la faisabilité de ces propositions, notamment la sélection d’un médiateur accepté par toutes les parties et la logistique d’un déplacement à l’étranger. La réaction des autres formations politiques et des organisations de la société civile sera déterminante pour mesurer la portée de cet appel à un dialogue plus ouvert et impartial. Le suivi de ces discussions sera crucial pour déterminer si le pays pourra avancer vers une résolution pacifique de ses différends internes.