Le 30 mars 2026, Mariama Kébé, alias Mamico, a officialisé à Dakar le Groupement d'Intérêt Économique (GIE) Jeunes Femmes Entrepreneures, un dispositif qui réunit déjà plus de 260 femmes issues du Sénégal et de sa diaspora, avec pour ambition première de les former avant de leur offrir un soutien financier.
Un réseau né d’une dynamique TikTok
Avant de prendre la forme juridique d’un GIE, l’initiative s’est développée à travers des sessions en direct sur TikTok, où Mamico partageait conseils et retours d’expérience avec une audience féminine croissante. Cette présence digitale a permis de fédérer rapidement des porteuses de projets de diverses régions du pays, créant ainsi une communauté prête à s’organiser autour d’un cadre plus structuré.
Formation prioritaire pour réduire le risque de surendettement
Le GIE place l’acquisition de compétences au cœur de son modèle. Selon la fondatrice, les entrepreneures doivent maîtriser la gestion d’entreprise, le marketing digital, le commerce en ligne et la finance avant de solliciter des crédits. Elle met en garde contre les prêts accordés sans une base solide de connaissances, qui peuvent conduire à des difficultés de remboursement et à la perte d’autonomie.
Un contexte national où les femmes peinent à accéder au crédit
Les chiffres officiels du 30 mars 2026 montrent que, bien que 15 femmes occupent des postes de direction dans les banques et institutions financières sénégalaises, les femmes entrepreneures ne captent qu’une part marginale des crédits disponibles. L’une des principales barrières reste l’exigence de garanties, souvent hors de portée des petites structures dirigées par des femmes.
Des modules d’accompagnement adaptés aux besoins des entrepreneures
Le programme du GIE propose des ateliers animés par des experts couvrant le développement personnel, le marketing digital, le commerce électronique et la gestion financière. Ces modules visent à renforcer la confiance des participantes, à améliorer leur visibilité en ligne et à structurer leurs modèles économiques, afin de rendre leurs projets plus attractifs pour les investisseurs et les banques.
Objectifs de création d’emplois et d’impact économique
En accueillant des femmes à tous les stades de leurs projets, le GIE ambitionne de transformer les idées en entreprises viables, génératrices d’emplois et de revenus. Mamico espère que, grâce à une formation solide, les membres pourront non seulement accéder à des financements, mais aussi contribuer à la diversification de l’économie sénégalaise et à la réduction des inégalités de genre dans le secteur entrepreneurial.