Le marché des capitaux marocain a connu une accélération notable de ses transactions durant le mois de juillet 2026, portée par une dynamique boursière plus soutenue. Toutefois, cette embellie mensuelle ne permet pas encore de compenser le recul des principaux indicateurs financiers observés depuis le début de l'année, dans un contexte marqué par une préférence persistante pour les instruments de dette.
Une activité boursière en phase de redressement
Le volume des transactions à la Bourse de Casablanca a atteint 8,335 milliards de dirhams en juillet, marquant une progression de 38,17 % par rapport au mois précédent. Malgré ce rebond, l'activité globale reste en deçà des performances de l'année précédente, affichant un recul de 36,50 % en glissement annuel. L'indice MASI, quant à lui, s'établit à 17 843,70 points à fin juillet, enregistrant une baisse de 5,32 % depuis janvier, tandis que la capitalisation boursière totale s'établit à 1 030,62 milliards de dirhams.
La gestion collective portée par les fonds obligataires et monétaires
À contre-courant de la tendance boursière, le secteur des OPCVM affiche une santé robuste avec un actif net total dépassant les 826,73 milliards de dirhams, soit une hausse de 5,31 % depuis le début de l'année. Cette croissance est principalement tirée par les fonds obligataires à court terme (+24,64 %) et les OPCVM monétaires (+18,22 %). À l'inverse, les OPCVM actions subissent une légère érosion de 3,17 %, illustrant une prudence accrue des investisseurs qui privilégient la liquidité et la sécurité des placements à court terme.
Le financement par la dette reste le moteur principal
Le recours au marché des capitaux pour le financement des entreprises et des entités publiques demeure dynamique, avec une prédominance marquée des instruments de dette. Les émissions de titres de créances négociables ont atteint 51,025 milliards de dirhams à fin juillet, portées majoritairement par les certificats de dépôt. Parallèlement, le marché obligataire a totalisé 16,85 milliards de dirhams d'émissions depuis le début de l'année. Cette structure de financement souligne la dépendance du marché aux instruments de trésorerie, alors que le segment du prêt-emprunt de titres, lui, enregistre une contraction sensible de 39 % de son encours depuis janvier.