À 50 ans, Marc Alexandre Oho Bambe, figure majeure de la scène culturelle camerounaise, signe un double projet artistique mêlant poésie et musique pour interroger la résilience face aux défis contemporains. Son nouveau recueil, *Poèmes de plein jour et mots mantras pour traverser la nuit*, et son album *Salsa Makossa* marquent une étape charnière dans sa carrière, où les mots deviennent armes de lumière contre les vertiges du monde.
Un recueil pour éclairer l’obscurité des temps modernes
Publié aux éditions Mémoire d’encrier, *Poèmes de plein jour et mots mantras pour traverser la nuit* s’impose comme une réponse poétique aux tourments de l’époque. L’auteur y explore, à travers des textes ciselés, les tensions entre désespoir et espoir, entre fracas du monde et quête de sérénité. Une œuvre qui s’adresse à ceux qui refusent de baisser les bras, tout en célébrant la puissance des mots comme rempart contre l’obscurité.
Salsa Makossa : quand la musique danse avec la résistance
Côté musical, Marc Alexandre Oho Bambe rompt avec ses précédents rythmes pour embrasser une fusion audacieuse entre le makossa camerounais et la salsa. *Salsa Makossa*, premier extrait de son album anniversaire, incarne cette volonté de réinvention. Le titre, à la fois festif et profond, illustre la quête de l’artiste : allier la joie des mélodies à une réflexion sur la condition humaine. Une démarche qui confirme son statut d’artiste inclassable, capable de transcender les frontières entre les genres et les disciplines.
Cinquante ans de création : un héritage en mouvement
Depuis ses débuts sous le pseudonyme de Capitaine Alexandre, Marc Alexandre Oho Bambe a toujours placé l’engagement au cœur de sa démarche. Poète, romancier et slameur, il a su évoluer sans renier ses racines, passant des scènes de slam aux studios d’enregistrement. À l’aube de la cinquantaine, il choisit de célébrer cet anniversaire en offrant au public deux projets complémentaires : l’un pour l’esprit, l’autre pour les sens. Une façon de rappeler que la culture, sous toutes ses formes, reste un levier essentiel pour appréhender les défis collectifs.