Un marabout influent sur les réseaux sociaux, accusé de violences sexuelles et de menaces, a été interpellé au Sénégal. Pape Malick Sarr, alias « Dianetal Mara », connu pour ses vidéos mystiques virales, est désormais derrière les barreaux après avoir reconnu les faits.
Les faits essentiels
Pape Malick Sarr, alias « Dianetal Mara », marabout suivi sur TikTok pour ses vidéos mettant en scène un serpent autour du cou, a été arrêté par la police de Bargny. Il est poursuivi pour viol suivi de grossesse, menaces de mort et coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité de travail de six jours. Deux plaintes ont été déposées contre lui : l’une par une banquière agressée dans la forêt de Diamniadio, l’autre par une mère de famille dont la fille, venue consulter pour des soins traditionnels, aurait été violée et tombée enceinte. Le marabout a reconnu les faits, évoquant l’ivresse comme circonstance atténuante.
Pourquoi c'est important
Cette affaire révèle les dangers des pratiques mystiques en ligne, où des influenceurs exploitent la crédulité des internautes pour commettre des actes criminels. L’utilisation des réseaux sociaux comme vitrine de pouvoirs surnaturels expose des victimes, souvent vulnérables, à des violences sexuelles et psychologiques. L’arrestation de « Dianetal Mara » pourrait inciter d’autres victimes à briser le silence, tandis que les autorités doivent renforcer la surveillance des dérives liées aux soins traditionnels non régulés. La reconnaissance des faits par le marabout souligne l’ampleur des violences, mais aussi la nécessité d’une justice exemplaire pour dissuader de telles pratiques.
Ce qu'il faut surveiller
Les enquêteurs de Bargny poursuivent leurs investigations, laissant présager l’émergence de nouvelles plaintes. La détention du marabout ne clôt pas l’affaire : son procès devra établir la pleine mesure de ses responsabilités, notamment sur les circonstances aggravantes (menaces, grossesse). Par ailleurs, cette affaire pourrait relancer le débat sur la régulation des pratiques mystiques en ligne, où l’anonymat et la viralité des réseaux sociaux facilitent les abus. Enfin, la protection des victimes, souvent isolées et stigmatisées, devra être renforcée pour éviter qu’elles ne subissent une double peine.