Des marchés publics de Goma, dans le Nord‑Kivu, sont dépourvus de latrines et de points d’eau pour se laver les mains, ce qui affaiblit les mesures de prévention contre le virus Ebola. Des associations locales ont relevé ces carences lors d’une opération de nettoyage le 26 septembre, en marge de la Journée mondiale du nettoyage.
Des infrastructures sanitaires insuffisantes au cœur des marchés
Sur plusieurs sites, dont le marché Ki30 du quartier Majengo, les commerçants ont signalé l’absence quasi totale de toilettes publiques et de stations de lavage des mains. Cette situation rend difficile le respect des gestes barrières recommandés par les autorités sanitaires pour contenir la propagation du virus Ebola, déjà présent dans la région.
Nettoyage et sensibilisation menés par les ONG environnementales
Le samedi 26 septembre, des membres d’un consortium d’associations environnementales ont organisé une campagne de ramassage des déchets plastiques, emballages et autres détritus qui encombraient le sol du marché. Au même moment, ils ont animé des sessions d’information auprès des vendeurs, rappelant l’importance du lavage des mains et du port de protections pour limiter les risques d’infection.
Les commerçants réclament un soutien concret
Rachel Mululu, présidente de l’Association Fudei, a exprimé aux autorités locales et aux organisations humanitaires la nécessité d’investir rapidement dans des installations sanitaires. « Dans le marché public, beaucoup de places n’ont pas de lave‑mains. Il faut voir comment appuyer ces marchés, » a‑t‑elle déclaré, soulignant l’impact direct sur la santé des travailleurs et des clients.
Appel à une mobilisation collective des acteurs locaux
Le groupe d’associations a formulé une demande officielle visant la construction de latrines et l’installation de points d’eau dans l’ensemble des marchés publics de Goma. Elles insistent sur le fait que la gestion de l’environnement et la santé publique ne peuvent être assurées que par une coopération entre les autorités municipales, les communautés, les commerçants et les partenaires humanitaires. Parallèlement, les vendeurs ont été invités à adopter des pratiques de propreté, notamment en évitant de jeter les déchets dans les espaces communs, afin de renforcer l’hygiène globale du marché.