Mame Gor Ngom, limogé du poste de directeur général du Bureau de l’Information et de la Communication du Gouvernement (BIC‑GOUV), a choisi de clore son mandat en remerciant le président Bassirou Diomaye Faye et l’ancien ministre Ousmane Sonko, soulignant ainsi une transition calme et respectueuse.
Des remerciements qui dépassent la polémique
Dans un message publié après la décision du Conseil des ministres du 10 septembre 2026, Mame Gor Ngom a d’abord interrogé avec humour la formule adéquate lorsqu’on est « limogé », avant d’exprimer sa gratitude envers le président qui lui a confié la fonction et envers le Premier ministre de l’époque, Ousmane Sonko, qui avait proposé sa nomination. Le ton employé, mêlant légèreté et reconnaissance, contraste avec les réactions souvent politisées qui accompagnent les changements de hauts fonctionnaires.
Nomination initiale et parcours au BIC‑GOUV
La carrière de Mame Gor Ngom au sein du BIC‑GOUV a commencé le 18 juillet 2024, lorsqu’il a été nommé directeur général sur proposition du Premier ministre Ousmane Sonko. Titulaire d’une maîtrise en communication, il a dirigé la structure pendant plus de deux ans, période durant laquelle le bureau a assuré la diffusion officielle des décisions gouvernementales et la coordination des messages institutionnels. Son mandat s’est achevé suite à la nouvelle orientation prise par le gouvernement lors du conseil ministériel de septembre 2026.
Nouvelle direction : Souleymane Amadou Ly prend les rênes
Le même conseil des ministres a désigné Souleymane Amadou Ly comme successeur de Mame Gor Ngom. Chargé de reprendre les commandes du BIC‑GOUV, Ly devra assurer la continuité des missions de communication gouvernementale tout en s’adaptant aux priorités du président Bassirou Diomaye Faye. Le changement s’inscrit dans une série de mesures individuelles visant à renouveler l’encadrement de l’appareil d’État.
Une prise de congé empreinte de sérénité
En clôturant son message, le journaliste a ajouté les expressions « Alhamdoulilahi » et « Jërëjëf Sëñ Tuuba », témoignant d’une reconnaissance culturelle et religieuse. Cette formule souligne son désir de dédramatiser le départ et de rappeler que les fonctions publiques sont des mandats confiés par l’autorité, susceptibles d’évoluer. Aucun reproche ni règlement de comptes n’est présent, ce qui renforce l’image d’un fonctionnaire soucieux de préserver la neutralité institutionnelle.