Le football guinéen entame une nouvelle ère avec l'élection de Mamady Doumbouya à la présidence de la Fédération guinéenne de football (Feguifoot). À seulement 34 ans, le directeur général de l'Autorité de régulation des postes et télécommunications devient le plus jeune dirigeant de l'histoire de l'instance, avec pour mission prioritaire de sortir le ballon rond national de sa léthargie.
Une victoire serrée et un appel à l'unité
Le scrutin, qui s'est tenu le 27 octobre 2026 après une période de transition de quatre mois, a révélé une compétition disputée. Mamady Doumbouya, porté par le mouvement « Rénovons le Foot 224 » (RF224), a recueilli 21 voix, devançant de justesse Antonio Souaré, qui en a obtenu 18, tandis qu'Ibrahima Kalil Kaba a terminé troisième avec 13 suffrages. Dans un geste symbolique fort, le nouveau président a invité ses concurrents à le rejoindre sur l'estrade dès son premier discours, soulignant sa volonté de rassembler les différentes forces vives du football guinéen pour garantir une paix sociale durable au sein de l'institution.
Priorités stratégiques pour la transformation du secteur
Soutenu par un collectif d'hommes d'affaires, le nouveau président mise sur une stratégie d'investissements massifs pour redynamiser le secteur. Son programme, baptisé « Rénovons le Foot 224 », repose sur des piliers jugés essentiels : l'assainissement de la gouvernance, le renforcement des clubs, l'amélioration des structures de formation et le développement du football féminin. L'objectif affiché est de transformer le potentiel du football guinéen en résultats compétitifs concrets, tout en instaurant une gestion marquée par la transparence et la responsabilité.
Le défi des cent premiers jours
Conscient des attentes élevées, Mamady Doumbouya a annoncé vouloir engager des actions mesurables dès le début de son mandat. Le défi est de taille : il s'agit de structurer durablement le football national tout en composant avec les bases électorales solides de ses adversaires. La réussite de cette transformation dépendra de sa capacité à traduire ses promesses de campagne en réformes opérationnelles, alors que le pays cherche à retrouver une place de choix sur la scène continentale.