Mamadou Kassé, ancien président du Conseil départemental de Tambacounda et figure de l’Alliance pour la République (APR), a officiellement rejoint Kiiraay, le parti du président Bassirou Diomaye Faye. Cette adhésion, annoncée après une audience au Palais présidentiel, renforce la présence du nouveau chef d’État dans l’est du pays.
Départ de l’APR et annonce de la démission
Le 11 septembre 2026, Mamadou Kassé a publié sa démission de l’APR, mettant fin à plus de 17 ans d’engagement aux côtés de l’ancien président Macky Sall. Dans son communiqué, il a évoqué la volonté d’ouvrir un nouveau chapitre de son engagement public, sans préciser de destination politique. Cette décision a d’abord été perçue comme un possible rapprochement avec le pouvoir en place.
Audience avec le président et adhésion à Kiiraay
Le lundi suivant, Kassé a été reçu en audience par le président Bassirou Diomaye Faye au Palais présidentiel. Au terme de cette rencontre, il a officiellement annoncé son intégration à Kiiraay – Les Patriotes Républicains – le parti fondé par le président. L’audience a ainsi scellé le basculement d’une figure locale de l’APR vers le camp du nouveau chef d’État.
Conséquences locales et débat sur le mandat départemental
Le passage de Kassé à Kiiraay soulève des questions au niveau départemental. Des responsables de l’APR à Tambacounda ont déjà exigé qu’il restitue le mandat de président du Conseil départemental, obtenu sous la bannière de l’APR. Le débat porte désormais sur la légitimité de son maintien dans cette fonction tout en étant affilié à un parti opposé, ainsi que sur les répercussions politiques pour les militants locaux.
Impact sur l’équilibre politique dans l’est du Sénégal
L’arrivée de Kassé dans Kiiraay renforce la présence du président Faye dans une région historiquement favorable à l’APR. Ce réalignement pourrait influencer les prochaines échéances électorales, notamment les élections locales et législatives, en offrant à Kiiraay un relais organisationnel et une visibilité accrue. Les observateurs politiques y voient un indicateur du poids croissant du parti du président dans les zones où l’APR était longtemps dominant.