Le groupe djihadiste JNIM a fait plus de 150 morts en menant plusieurs assauts contre l'armée malienne et les forces russes partenaires à Dioura et Sévaré. Face à l'escalade, le président Assimi Goïta a présidé une réunion d'urgence à Bamako pour définir la réponse du gouvernement.
Bilan humain et matériel des attaques
Selon les premières informations, les frappes du JNIM ont entraîné la mort d'au moins 150 personnes, dont des soldats maliens, des membres de la compagnie russe de sécurité et des civils. Les pertes sont parmi les plus lourdes enregistrées depuis le début du conflit armé dans le pays, soulignant la capacité du groupe à mener des opérations coordonnées à grande échelle.
Zones ciblées : Dioura et Sévaré
Les deux localités du centre du Mali, Dioura et Sévaré, ont été le théâtre d'attaques successives. Dioura, située dans la région de Mopti, a vu des engins explosifs improvisés et des tirs d'armes légères viser les postes militaires. À Sévaré, proche de la capitale Bamako, les forces russes d'appui, présentes dans le cadre du partenariat de sécurité signé avec le gouvernement malien, ont été visées par des tirs d'artillerie et des embuscades. Ces deux sites stratégiques montrent la volonté du JNIM de perturber la coopération militaire entre le Mali et la Russie.
Réaction du président Assimi Goïta
Le dimanche suivant les attaques, le président Assimi Goïta a convoqué une réunion à Bamako, réunissant les chefs d'état-major de l'armée, les représentants du groupe Wagner et les responsables de la sécurité intérieure. Au cours de cet entretien, le président a souligné la nécessité de renforcer la coordination opérationnelle, d'intensifier les patrouilles dans les zones à risque et d'envisager un soutien logistique supplémentaire aux forces russes. Goïta a également indiqué que le gouvernement préparerait une communication officielle pour informer la communauté internationale des faits et solliciter un appui supplémentaire.
Implications pour la stabilité du pays et la coopération internationale
Ces attaques renforcent les inquiétudes quant à la capacité du gouvernement malien à contenir la menace djihadiste, surtout dans un contexte où la présence russe suscite des débats au sein de la société civile. Le lourd bilan humain pourrait entraîner une pression accrue sur les partenaires occidentaux et africains pour réévaluer leurs stratégies d'appui au Mali. Par ailleurs, la coopération avec la Russie, déjà critiquée pour son manque de transparence, pourrait être mise à l'épreuve si les pertes continuent de s'alourdir.