Mali : le gouvernement encadre cinq ans de la deuxième phase du programme d’irrigation Bani‑Sélingué, 10 240 ha à développer

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 22 lectures
Mali : le gouvernement encadre cinq ans de la deuxième phase du programme d’irrigation Bani‑Sélingué, 10 240 ha à développer

Le gouvernement malien a officiellement adopté le 9 octobre le texte qui structure la deuxième phase du Programme de développement de l’irrigation du bassin du Bani et de Sélingué, un dispositif de cinq ans visant à aménager plus de 10 000 ha et à renforcer les infrastructures agricoles du sud du pays.

Cadre juridique et durée du programme

Les textes adoptés créent une structure de gouvernance dédiée à la phase II, précisant son organisation, son fonctionnement et sa durée de cinq ans. Cette décision ne marque pas le lancement du programme – déjà initié le 19 juin 2025 – mais lui fournit un cadre administratif adapté pour la nouvelle période d’exécution.

Envergure des travaux : surfaces, pistes et financement

La phase II prévoit l’aménagement de 10 240 hectares supplémentaires et la construction de 135 kilomètres de pistes agricoles destinées à relier les zones de production aux villages, marchés et sites de stockage. Le coût total est estimé à 47,4 milliards de FCFA, dont 30 milliards sont financés par la Banque ouest‑africaine de développement (BOAD) et 900 millions par le budget malien. Au lancement, le gouvernement indiquait qu’il restait 16,5 milliards de FCFA à mobiliser auprès d’autres partenaires.

Premiers marchés attribués et infrastructures prévues

Plusieurs appels d’offres ont déjà été attribués. La BOAD a publié des avis concernant l’aménagement des périmètres rizicoles de Woloni et de Sirimanso, la construction de cinq stations de pompage et d’exhaure, ainsi que 40 kilomètres de pistes rurales dans le Moyen Bani. Un autre marché porte sur des complexes de stockage de riz et de maïs ainsi que sur des hangars de groupage et de conditionnement pour les produits maraîchers, afin d’accompagner la chaîne post‑récolte.

Maîtrise de l’eau et impact attendu sur la production rizicole

Les aménagements hydro‑agricoles – canaux, ouvrages de drainage, stations de pompage et équipements de régulation – visent à acheminer l’eau jusqu’aux parcelles et à en contrôler l’usage, réduisant ainsi la vulnérabilité des cultures aux irrégularités pluviométriques. Le succès de ces infrastructures dépendra d’un entretien régulier et d’une organisation claire entre les exploitants. Lors de la première phase, le programme avait permis l’aménagement de 36 500 hectares et une production supplémentaire de 61 085 tonnes de riz paddy ; la deuxième phase devra reproduire et dépasser ces résultats grâce à une meilleure gestion de l’eau.

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