Le comité national de pilotage du Mali s’est réuni le 24 septembre 2026 à Bamako pour examiner le rapport provisoire d’une étude portant sur les alternatives au bois‑énergie. Cette deuxième séance visait à corriger et enrichir le document avant sa version finale, en mettant l’accent sur le coût, la disponibilité et l’adaptation des solutions aux besoins des usagers.
Session du comité national de pilotage à Bamako
Lors de la réunion, les membres du comité ont passé en revue les premières conclusions de l’étude, tout en identifiant les points à préciser. La séance, qualifiée de « deuxième session », était prévue pour affiner le rapport afin qu’il reflète au mieux les réalités du terrain avant d’être soumis aux autorités compétentes.
Principaux enjeux soulevés par les experts
Les participants ont rapidement convergé sur trois axes majeurs : le coût des alternatives, leur disponibilité sur le marché local et leur capacité à répondre aux pratiques de cuisson des populations. Ces critères sont jugés déterminants pour garantir une adoption réelle, au-delà de la simple performance technique des nouvelles solutions.
Le cadre de la FAO et l’importance de l’adaptation des équipements
Le comité a rappelé les recommandations d’un manuel technique publié par la FAO en 1990, qui insiste sur l’adaptation des équipements de cuisson aux habitudes des utilisateurs et sur le suivi de leur utilisation effective. Cette référence souligne que la réussite d’une technologie ne dépend pas uniquement de son efficacité énergétique, mais surtout de son adéquation avec les usages quotidiens des ménages.
Limites de l’étude et prochaines étapes
Il a été clairement indiqué que la réunion ne constitue pas une preuve de diffusion des alternatives ni d’une réduction mesurée des prélèvements de bois. Le rapport reste à finaliser, et les données de terrain devront être complétées pour évaluer l’impact réel sur la déforestation et la sécurité énergétique. Le comité prévoit de publier la version définitive après intégration des observations recueillies, ouvrant ainsi la voie à d’éventuelles politiques publiques ou programmes de soutien.