Mali : la ministre Oumou Sall Seck plaide à La Caire pour un renforcement de la formation professionnelle et de l’emploi des jeunes via la coopération Sud‑Sud

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 37 lectures
Mali : la ministre Oumou Sall Seck plaide à La Caire pour un renforcement de la formation professionnelle et de l’emploi des jeunes via la coopération Sud‑Sud

Du 6 au 8 septembre 2026, la délégation malienne a présenté à La Caire un programme centré sur la formation professionnelle et l’insertion des jeunes, en insistant sur la coopération Sud‑Sud comme levier de développement économique. Le ministre de l’Entrepreneuriat, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a souligné que la transmission de savoir‑faire entre pays du Sud était essentielle pour créer des emplois durables et renforcer la souveraineté du Mali.

Un appel à placer les compétences au cœur des accords bilatéraux

Lors de la septième session du Dialogue entre les agences de coopération technique de la Banque islamique de développement, la ministre a demandé que les futurs partenariats privilégient les échanges d’expériences concrètes plutôt que les simples flux financiers. Selon les comptes rendus, elle a présenté l’investissement dans les jeunes comme une réponse directe aux besoins économiques et sociaux du pays, insistant sur la nécessité de valoriser les compétences locales pour stimuler la création d’entreprises.

Liens entre formation, entrepreneuriat et souveraineté économique

Le communiqué du Conseil des ministres du 18 septembre 2026 a repris les propos de la ministre, les articulant autour d’une vision de souveraineté économique. Elle a expliqué que la combinaison d’une formation adaptée, d’un soutien à l’entrepreneuriat et d’une insertion professionnelle efficace constituait le socle d’une croissance autonome, moins dépendante des aides extérieures. Cette approche vise à transformer le capital humain en moteur de développement, en particulier dans les zones rurales où le taux de chômage des jeunes reste élevé.

Des engagements encore à mesurer

Si le plaidoyer a clairement défini les priorités, les documents publics ne précisent pas encore les montants de financement qui seront alloués ni le nombre d’emplois qui pourraient être créés à l’issue de la réunion. Les observateurs attendent donc des engagements chiffrés pour évaluer l’impact réel de ces initiatives sur le terrain. En l’absence de données concrètes, le suivi des projets pilotes et des programmes de formation sera crucial pour vérifier la pertinence des orientations annoncées.

Perspectives pour les jeunes maliens

Pour les jeunes Maliens, la mise en œuvre de ces axes de coopération pourrait ouvrir de nouvelles voies d’accès à des métiers qualifiés et à l’entrepreneuriat. Les autorités espèrent que les échanges de bonnes pratiques avec d’autres pays du Sud, notamment en matière de formation technique et d’incubation d’entreprises, permettront de réduire le chômage structurel et de soutenir la diversification de l’économie malienne. Le succès de cette stratégie dépendra toutefois de la capacité à transformer les engagements diplomatiques en projets concrets et financés.

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