Le 21 septembre 2026, le président assimi Goïta a officiellement ouvert le Centre d’Intelligence artificielle et de Robotique (CIAR‑Mali). Financé par le budget de l’État et conçu par une entreprise 100 % malienne, ce pôle vise à placer le pays au cœur de la recherche et de l’innovation technologique en Afrique.
Inauguration officielle à Sirakoro Niaré
Devant une audience composée de responsables gouvernementaux, d’universitaires et de représentants du secteur privé, le général d’armée Assimi Goïta a rappelé que le projet, dont la première pierre avait été posée le 7 juin 2023 à Sirakoro Niaré, village voisin de Kati, symbolise la volonté du Mali d’inscrire l’intelligence artificielle et la robotique dans son plan de développement national. Le président a souligné que les jeunes Maliens ne se contenteront plus de consommer la technologie étrangère, mais apprendront à la concevoir et à l’exporter.
Un centre entièrement malien, du financement à l’aménagement
Le CIAR‑Mali se distingue par son ancrage local à chaque étape. Le financement provient exclusivement des ressources de l’État, sans recours à des partenaires étrangers. La conception technique a été confiée à une société malienne, tandis que l’aménagement intérieur a été réalisé par des artisans du pays, mêlant ainsi modernité et patrimoine culturel. Cette approche vise à créer un modèle de souveraineté numérique où la chaîne de valeur reste maîtrisée nationalement.
Objectifs de formation, recherche et incubation
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le professeur Amadou Keïta, a présenté le centre comme un futur pôle d’excellence. Il doit former des ingénieurs spécialisés en IA et robotique, développer des projets de recherche appliquée et offrir un incubateur pour les start‑ups locales. Selon le site Saheltribune, le CIAR‑Mali ira au‑delà de la simple recherche en produisant et assemblant des systèmes intelligents, tout en accompagnant les jeunes entrepreneurs dans la commercialisation de leurs innovations.
Perspectives pour la souveraineté technologique du Mali
À moyen terme, le centre ambitionne de devenir un point de convergence pour les chercheurs africains, renforçant ainsi la visibilité du continent dans les domaines de l’IA et de la robotique. En créant un écosystème où la formation, la recherche et l’incubation sont interconnectées, le Mali espère réduire sa dépendance aux technologies importées et stimuler la création de solutions locales adaptées aux défis régionaux, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de la santé et de la sécurité.