Le leader de la majorité parlementaire au Ghana, Mahama Ayariga, a réclamé le retour de l’ex-ministre des Finances Ken Ofori-Atta pour qu’il s’explique sur l’aggravation de la dette publique du pays sous l’administration précédente du Nouveau Parti patriotique (NPP).
Intervenant lors des débats sur la revue mi-annuelle du budget 2026 à l’Assemblée nationale le 23 juillet, M. Ayariga a accusé l’ancien ministre d’avoir contracté des emprunts de manière inconsidérée et d’avoir mal géré l’économie avant de quitter le pays.
Selon lui, Ken Ofori-Atta devrait rendre des comptes aux Ghanéens sur la gestion des finances publiques pendant son mandat. Il a également souligné que l’ex-ministre, actuellement aux États-Unis, devrait expliquer pourquoi la population doit supporter les conséquences de sa gestion, tandis que lui-même résiderait à l’étranger.
Le leader de la majorité a comparé la situation avec celle de l’actuel ministre des Finances, Cassiel Ato Forson, qu’il présente comme ayant adopté une gestion plus rigoureuse. Il a mis en avant l’abolition des taxes sur les transferts d’argent mobile, une mesure prise par le gouvernement actuel, contrairement à la période précédente où leur instauration avait été justifiée par la nécessité de financer l’économie.
M. Ayariga a salué la politique fiscale de l’actuel gouvernement, estimant qu’elle a permis de stabiliser l’économie tout en allégeant la pression fiscale sur les citoyens. Il a également critiqué les priorités de dépenses de l’administration NPP, opposant les investissements dans les infrastructures critiques comme les écoles, les routes et les ponts à des projets comme la construction d’une cathédrale nationale.
Selon ses déclarations, la revue budgétaire mi-annuelle 2026 reflète l’engagement du gouvernement à développer les infrastructures éducatives, réhabiliter les établissements scolaires et réaliser des projets routiers majeurs à travers le pays. Il a enfin exprimé sa confiance dans la gestion économique du ministre actuel, affirmant que « le Ghana fonctionne à nouveau » sous cette administration, et a appelé le Parlement à reconnaître les efforts de Cassiel Ato Forson.