Le président ghanéen John Dramani Mahama a officiellement lancé un fonds de 1 milliard de cedis (GH¢1bn) dédié à la revitalisation de Bawku et de ses districts environnants, une région longtemps paralysée par des tensions intercommunautaires.
Une équipe dédiée pour piloter les investissements
Un comité de cinq membres, présidé par le ministre des Finances Dr Cassiel Ato Forson, a été mis en place pour superviser l’allocation des ressources. Parmi les autres membres figurent Mahama Ayariga, député de Bawku Central, le chef traditionnel de Tempane Cletus Abugri, le ministre régional de l’Upper East Akamugri Donatus Atanga, et le député de Garu, Dr Thomas Winsum Anabah. Leur mission : garantir que les fonds soient utilisés de manière transparente et ciblée vers les infrastructures et projets prioritaires.
De la médiation à l’action : un tournant après des années de crise
Ce fonds s’inscrit dans la continuité des efforts de médiation menés par le comité Otumfuo, dont le rapport rendu en décembre 2025 a permis de relancer les initiatives de paix et de développement. Le président Mahama a souligné que les années de conflit avaient non seulement entravé les services publics, mais aussi bloqué des projets majeurs comme le barrage de Tamli, aujourd’hui en suspens. Avec l’amélioration de la situation sécuritaire, le gouvernement se dit désormais prêt à relancer ces initiatives et à accélérer la reconstruction.
Un levier pour une justice territoriale et économique
L’objectif affiché est double : d’une part, restaurer les services essentiels dans une zone marginalisée, et d’autre part, assurer à Bawku et ses alentours une part équitable du développement national. Le comité devra veiller à ce que les fonds ne se dispersent pas et répondent aux besoins les plus urgents, tout en évitant les erreurs du passé. Une priorité sera donnée aux infrastructures qui avaient été abandonnées en raison de l’instabilité, marquant ainsi une volonté de rééquilibrage économique et social pour cette région de l’Upper East.