Le ministre désigné pour le Gouvernement local, la Chefferie et les Affaires religieuses, Mahama Ayariga, s'est engagé à relancer la mobilisation de fonds pour la construction de la Cathédrale nationale. Cette promesse, formulée devant la commission des nominations du Parlement le 27 août 2026, reste toutefois conditionnée à une validation politique et à un consensus avec les autorités religieuses du pays.
Une volonté de réévaluer le projet
Bien qu'il soutienne le concept d'un édifice national dédié à la communauté chrétienne, Mahama Ayariga a exprimé des réserves sur la gestion passée du chantier. Le ministre désigné estime que l'idée initiale était pertinente, mais qu'elle a souffert d'une mise en œuvre défaillante. Il a notamment pointé du doigt le choix de l'emplacement actuel, suggérant que les aspects logistiques et stratégiques du projet nécessitent une révision approfondie avant toute nouvelle étape de financement.
Le rôle central de la concertation
Pour M. Ayariga, la poursuite des travaux ne peut se faire sans une approche inclusive. S'il est confirmé dans ses fonctions, il prévoit d'initier un dialogue formel avec les leaders de la communauté chrétienne pour évaluer leur volonté réelle de maintenir le projet. Cette démarche sera doublée d'une consultation directe avec le président John Dramani Mahama afin d'aligner les efforts de mobilisation de ressources sur la vision de l'exécutif.
La place du religieux dans l'espace public
Au-delà du cas spécifique de la cathédrale, le ministre désigné a souligné l'importance des lieux de culte dans le tissu social ghanéen. Selon lui, la forte religiosité de la population, illustrée par la présence étendue d'églises et de mosquées sur tout le territoire, justifie que l'État porte une attention particulière aux infrastructures religieuses. Il considère que ces espaces font partie intégrante de la vie nationale, justifiant ainsi son implication dans la recherche de solutions pour achever cet ouvrage, à condition que le processus soit transparent et concerté.