Mahama Ayariga appelle à une réforme du financement de la gestion des déchets à Accra

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 31 lectures
Mahama Ayariga appelle à une réforme du financement de la gestion des déchets à Accra

Le ministre ghanéen des Collectivités locales, de la Chefferie et des Affaires religieuses, Mahama Ayariga, a engagé une réflexion sur le modèle économique de la gestion des déchets dans la capitale. Il préconise un désengagement du Fonds commun national au profit d'une contribution directe des usagers et des entreprises locales.

Une réorientation des ressources publiques

Lors d'une visite d'évaluation des infrastructures de traitement des déchets dans la région du Grand Accra, le ministre a fermement rejeté l'usage du Fonds commun pour couvrir les coûts de collecte et de traitement des ordures de la capitale. Selon lui, ce fonds, destiné au développement équilibré de l'ensemble du territoire ghanéen, ne doit pas servir à subventionner le mode de vie des populations urbaines. Pour M. Ayariga, il est impératif que les résidents d'Accra assument la responsabilité financière des déchets qu'ils produisent quotidiennement.

La responsabilité des acteurs économiques

Le ministre a également ciblé le secteur privé, soulignant que les entreprises et les usines opérant à Accra doivent intégrer les coûts de gestion de leurs propres déchets dans leur modèle économique. Il juge inéquitable que les profits générés par ces activités industrielles ne soient pas mis à contribution pour traiter les nuisances environnementales qu'elles engendrent. Cette approche vise à responsabiliser les acteurs économiques qui, par leur présence, attirent une main-d'œuvre importante vers la capitale.

Une pression démographique croissante

L'attractivité économique d'Accra, portée par la concentration des institutions administratives et des opportunités d'emploi, entraîne une densification urbaine qui sature les systèmes de gestion des déchets existants. Le ministre considère que la gestion de cette problématique doit être partagée entre l'État, les entreprises et les citoyens. Cette prise de position s'inscrit dans une volonté gouvernementale de repenser durablement le financement et l'efficacité opérationnelle de la filière des déchets dans la métropole, afin de soulager les finances publiques nationales au profit d'autres priorités de développement régional.

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