Le gouvernement espagnol a officiellement proposé Pablo Hernández de Cos pour succéder à Christine Lagarde à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE). Cette candidature, portée par Madrid, intervient alors que l'institution de Francfort se prépare au départ de sa dirigeante actuelle, prévu pour le 7 février 2027.
Un profil axé sur la rigueur et l'expérience internationale
Dans une lettre adressée au président de l'Eurogroupe, le vice-président du gouvernement espagnol, Carlos Cuerpo, a mis en avant le parcours de l'ancien gouverneur de la Banque d'Espagne. Occupant actuellement le poste de directeur général de la Banque des règlements internationaux (BRI), Pablo Hernández de Cos est décrit comme un expert alliant une maîtrise approfondie des politiques budgétaires et monétaires à une solide expérience en stabilité financière. Son passage à la tête du Comité de Bâle sur le contrôle bancaire lui a permis de bâtir une réputation de technicien rigoureux, capable de générer un consensus au sein d'institutions complexes.
La course à la succession de Christine Lagarde
Le départ anticipé de Christine Lagarde, annoncé fin octobre, a déclenché un processus de sélection rapide au sein de la zone euro. Les gouvernements nationaux avaient jusqu'au vendredi 6 novembre pour soumettre leurs candidats. Ce calendrier serré place la question de la gouvernance de la BCE au cœur des discussions des ministres des Finances de la zone euro, qui doivent faire le point sur les candidatures lors de leur prochaine réunion.
Une compétition ouverte pour la direction de Francfort
Si la candidature espagnole est désormais actée, Pablo Hernández de Cos n'est pas le seul prétendant en lice. Il figure parmi les favoris aux côtés de Klaas Knot, ancien gouverneur de la Banque centrale néerlandaise. Ce dernier bénéficie d'un soutien potentiel de la France, sous réserve de négociations sur d'autres postes clés au sein de l'institution, notamment celui d'économiste en chef. La capacité de Pablo Hernández de Cos à communiquer avec les marchés et son indépendance affichée constituent les principaux arguments avancés par Madrid pour convaincre ses partenaires européens de la pertinence de ce choix.