Madagascar : Richard Ravalomanana condamné à dix ans de travaux forcés pour la répression de 2025

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 29 lectures
Madagascar : Richard Ravalomanana condamné à dix ans de travaux forcés pour la répression de 2025

La Cour criminelle d'Antananarivo a condamné, le 1er septembre 2026, l'ancien président du Sénat malgache, le général à la retraite Richard Ravalomanana, à dix ans de travaux forcés. Cette décision judiciaire marque une étape symbolique dans le traitement des violences survenues lors des manifestations de septembre et octobre 2025, qui avaient abouti à la chute du régime d'Andry Rajoelina.

Un verdict lié aux violences de 2025

Les poursuites contre Richard Ravalomanana se sont concentrées sur les événements survenus dans la capitale entre le 25 septembre et le 11 octobre 2025. L'ancien haut responsable était accusé de complicité de meurtre et de coups et blessures volontaires. L'accusation a soutenu qu'il avait activement facilité la répression en donnant des instructions aux forces de l'ordre pour faire usage de la force contre les manifestants qui protestaient initialement contre les coupures d'eau et d'électricité, avant de réclamer le départ du président Rajoelina.

Une défense axée sur la chaîne de commandement

Tout au long du procès, la défense a vigoureusement contesté l'implication directe du général. L'ancien directeur général de la Police nationale, Dany Marius Rakotozanany, a témoigné en sa faveur, affirmant que Richard Ravalomanana ne faisait pas partie de la chaîne de commandement opérationnelle. Selon cette thèse, la gestion des opérations de maintien de l'ordre relevait exclusivement de structures placées sous l'autorité du Premier ministre et de l'État-major mixte opérationnel national. Malgré ces arguments, la juridiction a retenu la culpabilité de l'ancien président du Sénat, qui devra purger sa peine à la prison de haute sécurité d'Imerintsiatosika.

Un climat politique sous haute tension

Cette condamnation intervient dans un contexte de transition délicate pour Madagascar, dirigé depuis le 17 octobre 2025 par le colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République. Alors que les manifestations de 2025 ont causé la mort d'au moins 22 personnes selon les Nations unies, ce procès soulève des interrogations sur le sort des autres figures de l'ancien régime toujours en détention provisoire. Si la défense a d'ores et déjà annoncé un pourvoi en cassation, cette décision judiciaire s'inscrit dans une période où le nouveau pouvoir cherche à stabiliser le pays à travers des consultations politiques, tout en faisant face aux critiques d'observateurs qui dénoncent des règlements de comptes politiques.

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