Le président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina, a réaffirmé sa volonté de mener des consultations politiques approfondies pour stabiliser le processus électoral malgache. Cette démarche, présentée comme un soutien technique à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), vise à harmoniser les positions des acteurs nationaux afin de mettre un terme à la période de transition actuelle.
Une stratégie de concertation sous l'égide de la SADC
De retour du sommet de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) tenu à Durban, le chef de l'État a justifié ses récents échanges par la nécessité d'accélérer la préparation des scrutins. Selon le colonel Randrianirina, ces consultations ne constituent en aucun cas une manœuvre pour prolonger la transition, mais plutôt un levier pour « accorder les violons » des forces politiques. L'objectif affiché est de créer un consensus minimal indispensable à la tenue d'élections crédibles et à la restauration d'un fonctionnement institutionnel pérenne.
Tensions internes et contestations de la jeunesse
Cette initiative présidentielle se heurte toutefois à une certaine méfiance au sein de la société civile. Des mouvements de la Gen Z, acteurs majeurs de la contestation ayant entraîné la chute du régime précédent, expriment des réserves quant à la méthode. La contestation se cristallise particulièrement autour de la figure de Siteny Randrianasoloniaiko, président de l'Assemblée nationale, dont une partie de la jeunesse réclame le départ, voire la dissolution pure et simple de l'institution parlementaire actuelle.
Vers un horizon électoral en 2027
Si aucune date officielle n'a été actée lors du sommet de la SADC, le président de la Refondation a pour la première fois esquissé une perspective temporelle. Il a évoqué la possibilité d'organiser des élections à partir du mois de juillet 2027, sans toutefois préciser la nature des scrutins concernés. Cette annonce marque une étape importante dans la gestion de la transition, bien que la définition précise du calendrier reste un point de vigilance majeur pour les observateurs et les partenaires internationaux du pays.