Madagascar franchit une étape clé avec plus de 7 millions d'électeurs recensés pour le cycle électoral de 2027

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 2 lectures
Madagascar franchit une étape clé avec plus de 7 millions d'électeurs recensés pour le cycle électoral de 2027

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de Madagascar a franchi une étape significative dans la préparation des prochaines échéances électorales en enregistrant 7 163 714 citoyens sur les listes électorales. Ce recensement, qui s'inscrit dans un vaste processus de refondation de la République, constitue le socle indispensable à la tenue du référendum constitutionnel et de l'élection présidentielle prévus pour le second semestre 2027.

Une dynamique portée par le recensement de proximité

La stratégie de collecte de données a largement reposé sur le terrain : 93,23 % des inscriptions ont été réalisées directement auprès des ménages par les agents recenseurs dans les fokontany. À l'inverse, les outils numériques et les démarches spontanées en bureau restent marginaux, illustrant une dépendance forte au porte-à-porte. Sur le plan démographique, les femmes sont légèrement majoritaires avec 51,19 % des inscrits, tandis que la province d'Antananarivo concentre près d'un tiers des effectifs nationaux.

Les obstacles administratifs à la fiabilité du fichier

Malgré ces résultats, le président de la Ceni, Thierry Rakotonarivo, a souligné des freins structurels persistants. L'absence de documents d'état civil, tels que la carte nationale d'identité ou l'acte de naissance, empêche de nombreux citoyens majeurs de finaliser leur inscription. À ces difficultés s'ajoute l'instabilité administrative locale, marquée par la vacance de postes de chefs de fokontany dans certaines zones, ce qui complique la coordination des opérations sur le terrain.

Vers une refondation du cadre électoral

L'enjeu dépasse le simple comptage : il s'agit de garantir la fiabilité du fichier pour éviter les doublons et les omissions, conditions sine qua non pour assurer la crédibilité des futurs scrutins. Le chef de l'État, le colonel Michaël Randrianirina, a insisté sur la nécessité d'une transparence totale pour éviter toute contestation des résultats. Dans cette perspective, des réformes du cadre juridique électoral, incluant une possible restructuration de la Ceni, sont à l'étude pour sécuriser le processus électoral d'ici l'échéance de juillet 2027.

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