Macron relance l’attractivité de l’enseignement avec une réforme à bac +3 et des stages rémunérés

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 32 lectures
Macron relance l’attractivité de l’enseignement avec une réforme à bac +3 et des stages rémunérés

La rentrée 2026 de la faculté d’Éducation de Mende a été marquée par la visite d’Emmanuel Macron, venu célébrer une réforme controversée mais déjà plébiscitée par les nouveaux étudiants. Avec plus de 1 000 candidatures sur Parcoursup pour une licence 1 – soit une hausse de 230 % – et des stages rémunérés dès la licence, le nouveau parcours bac +3 séduit les aspirants professeurs, malgré les critiques des syndicats.

Une réforme qui change la donne pour les futurs enseignants

Depuis cette année, le concours d’enseignement se prépare dès bac +3, contre bac +5 auparavant, avec une formation en alternance rémunérée (1 400 € puis 1 800 €). Cette formule, testée en parallèle d’un concours traditionnel pendant deux ans, a transformé le regard des étudiants. Manon, lauréate du nouveau dispositif, résume l’attrait : « Financer trois ans ou cinq ans d’études, ça n’a rien à voir. C’est une belle opportunité. »

Un engouement immédiat, mais des défis persistants

Philippe Augé, président de l’Université de Montpellier, souligne l’afflux record de candidatures : « Plus de 1 000 demandes pour les places en licence 1, une progression de 230 % ». Pourtant, la réforme reste critiquée par certains syndicats, qui dénoncent un risque de précarisation ou une dilution de la formation. Le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, met en avant un avantage concret : « La Lozère, avec ses classes peu chargées, offre un terrain idéal pour s’adapter en douceur. »

Retour aux fondamentaux : stages et accompagnement renforcé

Les nouvelles recrues bénéficient d’un double tutorat (terrain et universitaire) et d’un rythme équilibré : deux jours en école à 50 % et trois jours de formation à l’université. Une organisation qui rappelle l’ancienne École Normale, selon Macron. « C’est cohérent, pluraliste, et ça redonne du sens au métier », a-t-il déclaré. Les stagiaires, comme cette étudiante originaire des Pyrénées-Orientales, confirment : « J’ai choisi un effectif restreint pour mieux m’adapter aux contraintes du métier. »

Un pari politique pour l’Éducation nationale

Le président a salué « une vocation retrouvée » et un « rêve » partagé par les nouvelles générations, tout en promettant de consolider le cadre. Cette réforme s’inscrit dans une stratégie plus large pour relancer l’attractivité d’un métier en crise, alors que la campagne présidentielle se profile. Reste à savoir si ce modèle, encore expérimental, résistera aux critiques et aux réalités du terrain.

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