Le baromètre Ipsos BVA‑Cesi publié le 10 octobre 2026 révèle que le taux d'approbation d'Emmanuel Macron s'est établi à 15 %, le plus bas depuis son accession à l'Élysée en 2017. Cette chute s'inscrit dans un contexte de mobilisation lycéenne et de flambée des prix du carburant, qui amplifient les préoccupations économiques des Français.
Une popularité historique à son point le plus bas
Le sondage, réalisé en ligne du 7 au 8 septembre auprès de 1 000 adultes sélectionnés selon la méthode des quotas, indique que le président ne recueille plus que 15 % d'opinions favorables, soit un point de moins que le mois précédent, où il affichait déjà son record d'impopularité à 16 %. La marge d'erreur, comprise entre 0,6 et 3,1 points, confirme la robustesse de ce recul. Parallèlement, 53 % des répondants se déclarent neutres ou indécis, tandis que 47 % expriment une opinion négative.
Les priorités des Français : pouvoir d’achat, protection sociale et dette
Les mêmes répondants ont identifié les enjeux qui dominent leur jugement politique. Le pouvoir d'achat figure en tête, préoccupant 54 % des personnes interrogées, suivi de l'avenir du système social (44 %) et du niveau d'endettement du pays (33 %). Ces thématiques, qui touchent directement au quotidien des ménages, expliquent en partie la désaffection envers le chef de l'État, perçu comme peu à même de répondre aux attentes économiques et sociales.
Le Premier ministre reprend du terrain, tandis que l’opposition reste en tête des successeurs potentiels
Après une chute brutale de 7 points le mois dernier, le Premier ministre Sébastien Lecornu rebondit de deux points pour atteindre 22 % d'opinions favorables, indiquant une légère reprise de confiance dans le gouvernement. Dans le même sondage, les figures de l'opposition sont perçues comme les principaux successeurs éventuels de Macron : Jordan Bardella recueille 33 % et Marine Le Pen 32 %, bien que leurs scores aient reculé respectivement de 3 et 4 points, suite à la diffusion de messages antisémites attribués à Bardella. L'ancien Premier ministre Édouard Philippe se situe à 20 %, en hausse d'un point.