L'ancien président sénégalais Macky Sall a officiellement annoncé le retrait de sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies. Cette décision, actée le 17 octobre 2026 à Marrakech, fait suite aux résultats des votes informels du Conseil de sécurité et à des consultations diplomatiques stratégiques.
Une décision dictée par la dynamique du Conseil de sécurité
Le retrait de Macky Sall intervient au lendemain d'un vote informel au sein du Conseil de sécurité, le 16 octobre. L'ancien chef de l'État a justifié son choix par une volonté de responsabilité, visant à faciliter l'émergence d'un candidat capable de faire l'unanimité. Selon son analyse des votes tests, la tendance actuelle au sein de l'organe onusien privilégie une candidature issue de la région Amérique latine et Caraïbes, avec une préférence marquée pour une personnalité féminine pour succéder à António Guterres, dont le mandat s'achève fin 2026.
Consultations et soutiens diplomatiques
Dans sa déclaration, Macky Sall a tenu à souligner le rôle de ses soutiens dans cette démarche. Il a notamment remercié le président burundais Évariste Ndayishimiye, qui avait parrainé sa candidature, ainsi que le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, qui l'avait appuyée. Ces échanges ont été déterminants dans le processus de réflexion ayant conduit à son désistement. Il a également exprimé sa gratitude envers les États membres du Conseil de sécurité ayant voté en sa faveur, ainsi qu'envers les acteurs de la société civile et les autorités sénégalaises qui l'ont accompagné.
Perspectives sur la gouvernance mondiale
Bien qu'il se retire de la course, Macky Sall réaffirme son attachement aux enjeux globaux tels que la paix, la sécurité et le développement économique. Il insiste sur la nécessité impérative pour l'Organisation des Nations unies de moderniser ses méthodes de travail face à la complexité des rivalités géopolitiques et des crises financières actuelles. Par ailleurs, il maintient sa position sur une exigence de fond : le renforcement de la place de l'Afrique dans les instances de gouvernance mondiale, un sujet qu'il considère comme central pour l'avenir des relations internationales.