Macky Sall retire sa candidature au poste de Secrétaire général des Nations Unies

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 4 lectures
Macky Sall retire sa candidature au poste de Secrétaire général des Nations Unies

L'ancien président sénégalais Macky Sall a officiellement annoncé le retrait de sa candidature au poste de Secrétaire général des Nations Unies. Cette décision intervient après une vive controverse diplomatique concernant la procédure de soutien de l'Union africaine (UA) et l'opposition exprimée par plusieurs États membres.

Un processus de désignation contesté

La candidature de Macky Sall, initialement portée par le président burundais Évariste Ndayishimiye, a suscité des interrogations sur sa légitimité institutionnelle. Contrairement aux usages, le nom de l'ancien chef d'État n'avait pas été soumis à l'examen du Comité des représentants permanents ni du Comité ministériel de l'UA. Une tentative de validation par « procédure de silence » — imposant un délai de 24 heures pour formuler des objections — a été jugée inappropriée par de nombreux pays. Au total, quatorze États membres, dont l'Algérie, l'Afrique du Sud, le Nigeria et le Rwanda, ont formellement objecté, soulignant le manque de transparence et de concertation collective.

Le poids des principes diplomatiques

Le Nigeria a joué un rôle moteur dans l'opposition à cette candidature, invoquant le respect du principe de rotation régionale pour la succession au secrétariat général de l'ONU. Abuja a soutenu que le prochain mandat devrait revenir à la région Amérique latine et Caraïbes, cette dernière étant reconnue comme la « sixième région » de l'Union africaine. Pour la diplomatie nigériane, soutenir une candidature africaine en dehors de ce cycle traditionnel risquait de fragiliser les intérêts stratégiques du continent au sein du système multilatéral.

Le retrait après concertations

Le retrait de Macky Sall fait suite à un vote informel tenu le 16 octobre 2026 et à des échanges avec le président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l'UA, ainsi qu'avec l'actuel président sénégalais Bassirou Diomaye Faye. Le gouvernement du Sénégal s'était d'ailleurs distancé de l'initiative burundaise, précisant ne pas y être associé. Ce dénouement marque une étape importante dans la course à la succession d'António Guterres, dont le mandat s'achève en décembre 2026, rappelant la complexité des mécanismes de consensus au sein des instances continentales.

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