Macky Sall retire sa candidature au poste de Secrétaire général des Nations Unies

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 3 lectures
Macky Sall retire sa candidature au poste de Secrétaire général des Nations Unies

L'ancien président sénégalais Macky Sall a officiellement annoncé le retrait de sa candidature au poste de Secrétaire général des Nations Unies. Cette décision intervient au lendemain d'un scrutin informel au Conseil de sécurité qui n'a permis de dégager aucun favori parmi les sept prétendants en lice.

Un processus de sélection bloqué

Le retrait de Macky Sall fait suite à une série de votes tests au sein du Conseil de sécurité, où les divisions entre les membres permanents paralysent le processus de désignation. Selon des sources diplomatiques, chacun des sept candidats a essuyé au moins un vote de « découragement », équivalent à un veto, lors des consultations anonymes. Cette impasse souligne la difficulté de trouver un successeur à Antonio Guterres, dont le second mandat s'achèvera le 31 décembre prochain.

Vers une candidature latino-américaine

Dans sa déclaration, l'ancien chef d'État sénégalais a justifié son retrait par la volonté de favoriser l'émergence d'un consensus. Il a noté que les résultats des récents scrutins informels semblent privilégier une candidature issue de la région Amérique latine et Caraïbes, potentiellement portée par une femme. Parmi les profils ayant recueilli le plus de soutiens figure Rebeca Grynspan, du Costa Rica, bien que celle-ci ait également fait l'objet de plusieurs votes de rejet de la part de membres permanents du Conseil.

Une succession sous haute tension

La course à la tête de l'organisation internationale reste marquée par une forte incertitude. Outre les candidats déjà identifiés comme Carolyn Rodrigues-Birkett (Guyana), Rafael Grossi (Argentine), Ivonne A-Baki et Maria Fernanda Espinosa (Équateur), ou encore Olara Otunnu (Ouganda), d'autres noms circulent dans les couloirs diplomatiques, tels que Nickolay Mladenov, Lana Nusseibeh ou Feridun Hadi Sinirlioglu. La complexité du processus est accentuée par la règle du consensus : pour être nommé, le futur Secrétaire général doit obtenir neuf voix favorables au sein du Conseil de sécurité, tout en évitant le veto de l'une des cinq puissances permanentes, dont les positions actuelles restent profondément divergentes.

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