Un vote exploratoire place Macky Sall en cinquième position pour succéder à António Guterres à la tête de l’ONU, avec sept avis défavorables qui compliquent sa campagne.
Un scrutin préliminaire défavorable
Les quinze membres du Conseil de sécurité ont rendu un verdict sans appel lors d’un vote exploratoire à huis clos le 30 juillet. Sur les six encouragements recueillis par Macky Sall, sept avis défavorables et deux « sans opinion » le placent au cinquième rang des candidats, derrière des profils comme Rebeca Grynspan ou Carolyn Rodrigues-Birkett. Ce résultat, bien que non éliminatoire, révèle une opposition significative à sa candidature, notamment face à des concurrents mieux placés ou perçus comme plus consensuels.
Les bulletins, gardés confidentiels, ne permettent pas d’identifier les États ayant émis des avis négatifs. Or, l’un des cinq membres permanents du Conseil – Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni ou Russie – pourrait opposer son veto lors du vote décisif. Cette incertitude pèse sur les chances de Sall, dont la campagne doit aussi composer avec une préférence diplomatique marquée pour l’Amérique latine et une attente croissante de voir une femme diriger l’organisation.
Un parcours semé d’embûches
Proposé par le Burundi en mars, Macky Sall a bénéficié du soutien du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye en juillet. Pourtant, ce ralliement ne suffit pas à en faire le candidat africain unifié. L’ancien président doit désormais naviguer entre les rivalités géopolitiques et les attentes d’une réforme de l’ONU, fragilisée par les conflits et une crise de confiance. Son élection, si elle survient, n’interviendra pas avant janvier 2027, date à laquelle Guterres quittera ses fonctions après deux mandats.
D’autres votes exploratoires sont prévus jusqu’en septembre ou octobre, laissant la porte ouverte à de nouvelles candidatures. Dans ce contexte, la crédibilité de l’ONU dépendra de la capacité de son futur secrétaire général à restaurer son rôle central dans un monde marqué par les tensions entre grandes puissances et les défis globaux.