Le Conseil de sécurité de l’ONU a rendu public un vote indicatif défavorable à la candidature de Macky Sall pour succéder à António Guterres, révélant un solde négatif inédit dans cette course diplomatique.
Un scrutin révélateur : six voix encourageantes contre sept décourageantes
Le second vote indicatif organisé ce 21 août 2026 par le Conseil de sécurité de l’ONU a confirmé les craintes entourant la candidature de l’ancien président sénégalais. Avec seulement six mentions « encourage » contre sept « décourage », Macky Sall enregistre un solde négatif, un signal rare dans ce type de scrutin où la viabilité d’une candidature se mesure avant tout à l’aune du rapport de force entre soutiens et oppositions. Ce résultat place l’Afrique de l’Ouest dans une position délicate, alors que le continent brigue pour la première fois le poste de secrétaire général de l’organisation.
Une trajectoire descendante pour la candidature sénégalaise
Contrairement aux attentes initiales, les chiffres de ce second scrutin dessinent une dynamique défavorable pour Macky Sall. Non seulement il occupe la quatrième place au classement général, mais son solde négatif le distingue des autres candidats, dont les résultats oscillent entre équilibre et soutien majoritaire. Ce revers diplomatique intervient après des mois de lobbying intense, où Dakar avait mis en avant l’expérience de son ancien président et son engagement en faveur d’une réforme de l’ONU. Pourtant, les voix « décourageantes » l’emportent désormais, signe d’un scepticisme croissant parmi les membres permanents et non permanents du Conseil.
Quelles conséquences pour l’Afrique et le Sénégal ?
Ce vote indicatif, bien que non contraignant, envoie un message clair aux capitales africaines : la route vers le secrétariat général de l’ONU reste semée d’embûches. Pour Macky Sall, les marges de manœuvre se réduisent drastiquement. Une troisième consultation, si elle devait confirmer cette tendance, pourrait sceller l’échec de sa candidature, privant l’Afrique d’une opportunité historique. Les réactions des autres candidats et des blocs régionaux seront déterminantes dans les prochaines semaines, alors que la course s’accélère vers une décision finale attendue d’ici la fin de l’année.