L’ancien président sénégalais Macky Sall a saisi une tribune internationale à Dubaï pour promouvoir sa candidature à la tête de l’ONU, tout en plaidant pour une gouvernance mondiale plus inclusive face aux crises contemporaines.
Une candidature sénégalaise à l’ONU au cœur des débats
Lors du Sommet mondial des gouvernements, Macky Sall a réaffirmé l’ambition du Sénégal de briguer le poste de secrétaire général des Nations unies. Cette participation, en tant que panéliste, lui a offert une plateforme pour exposer sa vision d’un leadership mondial adapté aux défis du XXIe siècle. Son intervention s’inscrit dans une stratégie de diplomatie proactive, alors que la compétition pour ce poste s’intensifie.
Paix, développement et rôle des organisations régionales
Parmi les axes centraux de son discours, Macky Sall a souligné le lien indissociable entre paix et développement. Il a plaidé pour une approche intégrée, où les organisations régionales africaines – comme la CEDEAO – joueraient un rôle accru dans la prévention des conflits et la gestion des crises. Cette vision s’appuie sur son expérience à la tête du Sénégal, où il a souvent mis en avant la diplomatie préventive comme outil de stabilité.
L’intelligence artificielle, un défi transversal pour les États
Autre enjeu majeur abordé : les mutations technologiques, notamment l’intelligence artificielle. Macky Sall a insisté sur la nécessité pour les États de s’emparer de ces transformations pour en faire des leviers de progrès, tout en anticipant leurs risques. Cette prise de position reflète une volonté de positionner l’Afrique comme un acteur clé dans les débats sur la régulation mondiale de l’IA, un sujet encore largement dominé par les puissances occidentales et asiatiques.
Une diplomatie africaine en quête de visibilité
Sa présence à Dubaï s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement de la voix africaine sur la scène internationale. En saluant l’organisation du sommet par les Émirats arabes unis, Macky Sall a également mis en lumière le rôle des pays du Golfe comme partenaires stratégiques pour le continent. Cette approche pourrait, à terme, ouvrir des opportunités de coopération Sud-Sud, notamment dans les domaines de l’énergie, de la technologie et de la sécurité alimentaire.