L'ancien président sénégalais Macky Sall intensifie ses efforts diplomatiques à New York pour briguer le poste de secrétaire général des Nations unies. En marge de la 81e session de l'Assemblée générale, il a réitéré ses remerciements au président Bassirou Diomaye Faye et au chef de l'État burundais, Évariste Ndayishimiye, pour leur appui constant à sa candidature.
La continuité diplomatique comme socle
Le soutien officiel de Dakar, acté le 20 juillet 2026, marque une étape significative dans la stratégie de l'ancien chef d'État. Bien que l'alternance politique de 2024 ait été marquée par des tensions, la présidence sénégalaise a justifié cet appui par le principe de continuité de l'État. Cette posture vise à présenter la candidature de Macky Sall non pas comme une initiative partisane, mais comme une ambition nationale portée par le Sénégal sur la scène internationale.
Un processus de sélection en phase avancée
La course à la succession d'António Guterres, dont le mandat s'achève le 31 décembre 2026, est entrée dans une phase décisive. Le Conseil de sécurité a déjà procédé à plusieurs tours de scrutin informels, les « straw polls », pour jauger les rapports de force entre les prétendants. Un troisième tour a été organisé à la mi-septembre, juste avant l'ouverture de la semaine de haut niveau à New York, confirmant la montée en puissance des enjeux autour du futur titulaire du poste.
Le défi d'un front africain face à la concurrence
Macky Sall cherche à renforcer la crédibilité de sa candidature en soulignant l'unité d'un front diplomatique africain, initialement impulsé par le Burundi. Toutefois, la compétition reste ouverte et complexe. Parmi les autres prétendants, la Costa-Ricienne Rebeca Grynspan occupe actuellement une position favorable selon les sondages informels du Conseil de sécurité. Le choix final, qui devra faire l'objet d'une recommandation du Conseil de sécurité avant d'être validé par l'Assemblée générale, déterminera qui prendra ses fonctions le 1er janvier 2027.