Macky Sall active son réseau africain pour briguer la tête de l'ONU

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 33 lectures
Macky Sall active son réseau africain pour briguer la tête de l'ONU

Alors que la course pour succéder à António Guterres à la tête de l’ONU s’intensifie, l’ancien président sénégalais Macky Sall active méthodiquement son réseau diplomatique en Afrique. Une stratégie qui s’appuie sur des alliances avec d’anciens dirigeants et une mobilisation progressive des soutiens institutionnels.

Une campagne diplomatique en quête de légitimité continentale

La cérémonie de Brazzaville, officiellement dédiée à la célébration de trois anciens chefs d’État africains, a surtout servi de tribune à Macky Sall pour renforcer sa visibilité internationale. Aux côtés d’Umaro Sissoco Embalô et de Mahamadou Issoufou, il a été honoré par l’Université Denis Sassou-Nguesso, une distinction qui intervient à un moment clé de sa campagne pour le poste de secrétaire général des Nations unies. Cette reconnaissance, bien que symbolique, s’inscrit dans une dynamique plus large de consolidation de son image d’homme d’État expérimenté, capable de fédérer autour de sa candidature.

Le soutien officiel du Sénégal, obtenu après le changement de position du président Bassirou Diomaye Faye, marque un tournant dans cette stratégie. Initialement portée sans l’aval de Dakar, la candidature de Macky Sall est désormais présentée comme une ambition africaine, portée par un réseau d’anciens dirigeants et de relais diplomatiques. Chaque déplacement, chaque rencontre et chaque reconnaissance internationale sont exploités pour construire une stature continentale, essentielle dans une élection où le Conseil de sécurité joue un rôle décisif avant l’approbation par l’Assemblée générale.

Un lobbying africain en phase décisive

La proximité affichée avec Umaro Sissoco Embalô, présenté comme un soutien clé de sa campagne, illustre la volonté de Macky Sall de s’appuyer sur l’ancien establishment africain pour renforcer sa crédibilité. Cette stratégie s’inscrit dans un contexte où la compétition pour le poste de secrétaire général de l’ONU est particulièrement serrée, et où les alliances régionales peuvent faire la différence. En transformant une candidature initialement isolée en une ambition collective, l’ancien président sénégalais cherche à démontrer qu’il incarne une vision panafricaine, capable de transcender les clivages nationaux.

Alors que la succession d’António Guterres approche, chaque geste compte. La distinction de Brazzaville, bien que dépourvue de portée juridique, envoie un signal politique fort : celui d’un candidat en pleine ascension, déterminé à mobiliser les ressources diplomatiques du continent pour peser dans le jeu international. Dans cette phase finale, le « lobbying » africain autour de sa candidature pourrait bien s’avérer décisif.

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