Depuis 1918, le centre horticole de Misérieux, à 30 km au nord de Lyon, produit chaque année 230 000 végétaux destinés à verdir la métropole. Une production en hausse, portée par la politique municipale de végétalisation engagée depuis 2020.
Une pépinière historique au service de la ville
Fondé il y a plus d’un siècle par l’ancien maire Édouard Herriot, le centre horticole de Cibeins s’étend sur 19 hectares dans l’Ain, à Misérieux. Ce site, autrefois dédié à la culture de plantes ornementales, est aujourd’hui un pilier de la stratégie écologique de Lyon. Avec 15 agents municipaux, il produit des arbres, des citrouilles et des plantes grasses résistantes aux canicules, destinés à être plantés dans les parcs, les massifs et les rues de la ville.
Une production multipliée pour regagner 30 hectares de bitume
Depuis l’arrivée de la majorité écologiste en 2020, la production du centre a fortement augmenté. L’objectif ? Reconvertir 30 hectares de surfaces minéralisées en espaces verts, comme le revendique Grégory Doucet, maire écologiste de Lyon. Les végétaux produits à Misérieux sont adaptés aux défis climatiques actuels, avec une attention particulière portée aux espèces résistantes à la chaleur et aux sols urbains.
Des plantes conçues pour le climat de demain
Le plateau de la Dombes, où se situe la pépinière, offre des conditions idéales pour cultiver des espèces variées : citrouilles, plantes grasses et arbres adaptés aux canicules. Ces végétaux, une fois plantés dans les espaces publics lyonnais, contribuent à rafraîchir les rues et à améliorer la qualité de l’air. La végétalisation urbaine, centrale dans la politique municipale, s’inscrit dans une logique de résilience face au réchauffement climatique.
Un modèle reproductible pour les métropoles africaines ?
Alors que les villes africaines font face à des défis similaires – îlots de chaleur, pollution et artificialisation des sols –, le modèle lyonnais pourrait inspirer des initiatives locales. La production centralisée de végétaux adaptés, couplée à une politique publique volontariste, offre une piste pour concilier développement urbain et adaptation climatique. Une réflexion à suivre pour les décideurs africains engagés dans la transition écologique.