L'Université Nnamdi Azikiwe suspend un professeur après des accusations d'agression sexuelle

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 24 lectures
L'Université Nnamdi Azikiwe suspend un professeur après des accusations d'agression sexuelle

La direction de l'Université Nnamdi Azikiwe (UNIZIK), située dans l'État d'Anambra au Nigeria, a prononcé la suspension immédiate du professeur Ifeanyi Odinye, du département d'études chinoises. Cette décision intervient dans un contexte de tensions vives au sein du campus, suite à des allégations d'agression sexuelle et à une altercation physique impliquant des étudiants.

Une suspension conservatoire sous enquête

Le vice-chancelier de l'institution, le professeur Ugochukwu Anyaehie, a validé une suspension de trois mois assortie d'un demi-salaire pour l'enseignant. Cette mesure fait suite aux conclusions préliminaires d'un panel d'enquête spécial composé de six membres. Si la suspension est actée, elle ne constitue qu'une première étape : l'université a mandaté le comité pour approfondir les investigations sur trois points critiques, incluant la véracité des faits de harcèlement sexuel, les circonstances de l'agression physique subie par l'enseignant et d'éventuelles accusations de séquestration.

Manquements aux règlements académiques

Au-delà des accusations d'ordre sexuel, le rapport d'enquête a mis en lumière des infractions directes au règlement général et académique de l'université. Le professeur Odinye a été épinglé pour avoir omis de signaler une fraude lors d'un examen impliquant une étudiante, nommée Chikamso Favour Okechukwu. Il lui est reproché d'avoir restitué à cette dernière un téléphone mobile saisi comme preuve de triche, en violation flagrante des procédures de contrôle des examens. L'étudiante concernée a, quant à elle, été renvoyée devant le comité disciplinaire compétent.

Un climat de tension sur le campus

L'affaire a pris une tournure publique après la diffusion d'images montrant l'enseignant pris à partie par des étudiants sur le campus. Ces derniers, réagissant aux accusations de la jeune femme, ont physiquement agressé le professeur, le déshabillant en public. La direction de l'université, par la voix de son porte-parole Aloysius Attah, a réaffirmé sa politique de tolérance zéro face aux pratiques contraires à l'éthique. L'institution souligne que les conclusions finales du comité d'enquête pourraient mener à des poursuites pénales, tout en insistant sur la nécessité de garantir un processus équitable pour toutes les parties impliquées.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.