Les allégations remettant en cause l'authenticité du diplôme universitaire de Peter Obi, candidat à l'élection présidentielle nigériane, ont été formellement infirmées par l'institution concernée. Une enquête menée auprès de l'Université du Nigeria, Nsukka (UNN), confirme la validité de son cursus et de ses qualifications académiques.
Une polémique née de doutes sur les prérequis académiques
Depuis 2023, la crédibilité académique de Peter Obi a été régulièrement contestée par des opposants politiques et des critiques sur les réseaux sociaux. L'argument central reposait sur l'idée qu'il n'aurait pas pu être admis en licence de philosophie sans obtenir des notes minimales en anglais et en mathématiques lors de ses examens de fin d'études secondaires (WAEC). Des doutes ont également été soulevés concernant des divergences supposées entre son identité publique et les noms figurant sur ses documents officiels.
La confirmation officielle de l'Université du Nigeria
Saisie par une demande d'accès à l'information, l'administration de l'UNN a apporté des éclaircissements définitifs. Dans un courrier officiel, le bureau du registraire a authentifié le diplôme de Bachelor of Arts en philosophie, mention assez bien, délivré à M. Obi le 15 décembre 1984. L'université a confirmé que l'intéressé avait été régulièrement admis en 1980, sous le numéro d'immatriculation 80/26333, après avoir satisfait aux exigences d'admission en vigueur à cette époque.
La validation des résultats scolaires
L'institution a précisé que l'admission de Peter Obi ne reposait pas sur une dérogation ou un programme spécial, mais sur la combinaison de deux résultats d'examens (juin 1978 et novembre/décembre 1978). Cette procédure, conforme aux règles de l'époque, lui a permis d'atteindre le niveau requis pour intégrer la faculté des sciences sociales. L'université a ainsi balayé les accusations selon lesquelles il aurait accédé à l'enseignement supérieur avec des notes insuffisantes.
Un manque de transparence administrative persistant
Bien que l'authenticité du diplôme soit confirmée, le processus de vérification a révélé des lacunes dans la communication institutionnelle. Malgré une réponse formelle, le bureau du registraire de l'UNN a omis de transmettre les annexes documentaires promises, malgré des relances répétées. Cette opacité administrative, bien qu'indépendante de la validité du diplôme lui-même, souligne les difficultés persistantes d'accès à l'information publique au Nigeria, un sujet sur lequel Peter Obi a lui-même appelé à une plus grande transparence pour l'ensemble de la classe politique.