L'Université de Cape Coast (UCC) au Ghana a officialisé un protocole d'accord avec GSC Property Investment Limited pour la construction d'un complexe résidentiel de 28 000 lits. Ce projet d'envergure, évalué à 500 millions de dollars, vise à répondre durablement à la pénurie chronique de logements au sein des universités publiques du pays.
Un modèle de financement sans recours aux fonds publics
Le projet repose sur un contrat de type « Build-Operate-Transfer » (BOT) d'une durée de 30 ans. Selon les modalités annoncées, GSC Property Investment Limited prendra en charge la construction et l'exploitation des infrastructures sur un terrain de 25 hectares mis à disposition par l'université. Le ministre de l'Éducation, Haruna Iddrisu, a précisé que cet investissement ne nécessitera aucun financement direct de l'État, ni aucune garantie souveraine, soulignant ainsi la viabilité du modèle de partenariat public-privé choisi pour cette opération.
Une infrastructure complète sur cinq ans
Le plan de développement prévoit l'érection de 28 blocs de dortoirs sur une période de cinq ans. Au-delà des capacités d'hébergement, le site intégrera des centres commerciaux et de restauration, des espaces de divertissement, des cinémas, ainsi que des zones dédiées aux activités étudiantes et des parkings. L'objectif est de créer un écosystème complet capable de soutenir la vie académique et sociale des étudiants sur le campus.
Les étapes de validation et l'enjeu de l'accessibilité
Bien que le protocole d'accord soit signé, le projet demeure soumis à plusieurs étapes de validation institutionnelle. Il devra obtenir l'aval du Cabinet et du Parlement, tout en passant par les processus d'examen du ministère des Finances et une évaluation de la valeur réelle des investissements (« Value for Money »). Par ailleurs, le ministre de l'Éducation a insisté sur la nécessité de maintenir des tarifs abordables pour les étudiants. Face à la hausse des coûts dans le secteur privé, l'UCC est appelée à veiller à ce que les loyers pratiqués dans ces nouvelles installations restent accessibles, faisant de ce projet un test pour la gestion des infrastructures universitaires futures au Ghana.