L'Université Daniel Ouezzin Coulibaly (UDOC) a annoncé, sous la direction du Pr Aboudramane Guiro, une feuille de route visant à faire de l'institution un levier de transformation pour la région de la Boucle du Mouhoun. En s’appuyant sur la recherche, le numérique, l’intelligence artificielle et l’entrepreneuriat, l’université veut répondre aux défis agricoles, environnementaux et économiques du territoire.
Une université de territoire, ancrée localement et connectée mondialement
Le Pr Guiro décrit l’UDOC comme une « université de territoire » : elle reste profondément implantée dans la Boucle du Mouhoun tout en étant ouverte aux réseaux nationaux et aux collaborations internationales. La décentralisation ne se limite pas à déplacer des programmes existants, mais à créer des connaissances et des innovations adaptées aux réalités locales, notamment dans l’agriculture, l’énergie, le numérique et les sciences des données.
Formations interdisciplinaires alignées sur les besoins du marché
Pour répondre à la rapidité des mutations technologiques, l’UDOC réoriente ses cursus vers des compétences numériques et des pédagogies par projets, stages et études de cas. Les programmes intègrent des disciplines croisées : agronomie, mathématiques, IA, drones, capteurs, énergie solaire et économie, afin de former des diplômés capables de créer de la valeur et de lancer leurs propres activités.
Recherche appliquée au service de la sécurité alimentaire et de la gestion de l’eau
La recherche de l’université se focalise sur les problématiques concrètes du territoire. Le Pr Guiro, mathématicien spécialisé en modélisation de systèmes complexes, illustre l’usage de modèles prédictifs pour optimiser l’usage de l’eau en agriculture, tenir compte du climat, du sol et des cultures. L’objectif est de transformer chaque problème local en question de recherche et chaque résultat en solution opérationnelle pour les producteurs et les collectivités.
Écosystème d’innovation : incubateurs, partenariats et living labs
L’UDOC développe un véritable chaîne d’innovation : identification du problème, recherche, prototypage, expérimentation et transfert technologique. Des projets étudiants peuvent aboutir à des solutions numériques pour les agriculteurs ou à des systèmes solaires pour les zones rurales. L’université travaille avec les collectivités, les entreprises, les ONG et les universités étrangères pour garantir que les conventions débouchent sur des activités concrètes, notamment des laboratoires vivants où chercheurs, étudiants et acteurs locaux co‑construisent des réponses aux défis du territoire.