L'Union européenne exhorte Washington à revoir le refus de visas opposé à la délégation palestinienne pour l'Assemblée générale de l'ONU

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 45 lectures
L'Union européenne exhorte Washington à revoir le refus de visas opposé à la délégation palestinienne pour l'Assemblée générale de l'ONU

L'Union européenne a officiellement exprimé son désaccord face à la décision des États-Unis de refuser, pour la deuxième année consécutive, l'octroi de visas à des responsables palestiniens. Cette mesure empêche notamment le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, de se rendre à New York pour participer à l'Assemblée générale des Nations unies.

Une pression diplomatique sur l'État hôte

Par la voix de son porte-parole, Anouar El Anouni, le service diplomatique européen a rappelé aux États-Unis leurs obligations en tant qu'État hôte du siège de l'ONU. Cette position rejoint celle du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, qui a déploré une entrave au bon fonctionnement de l'organisation. Pour l'ONU, la présence physique de toutes les délégations est jugée essentielle à la tenue des travaux diplomatiques internationaux.

La réponse institutionnelle de l'Assemblée générale

Face à ce blocage, l'Assemblée générale a réagi par l'adoption d'une résolution spécifique, votée par 152 États membres. Ce texte autorise le président palestinien à s'exprimer via une vidéo préenregistrée et à suivre les réunions par vidéoconférence. Seuls les États-Unis, Israël et le Paraguay se sont opposés à cette mesure, tandis que quatre autres pays se sont abstenus. Cette solution technique permet de maintenir la parole palestinienne au sein de l'enceinte onusienne malgré l'interdiction de territoire.

Les motifs du contentieux américain

Le département d'État américain justifie ce refus par un reproche direct adressé à l'Autorité palestinienne : celui d'avoir manqué à ses engagements pour la paix au Moyen-Orient. Washington pointe particulièrement du doigt les efforts palestiniens pour internationaliser le conflit, notamment par le recours à la Cour pénale internationale et à la Cour internationale de justice. Les États-Unis accusent également l'Autorité palestinienne de privilégier une reconnaissance unilatérale plutôt que de s'inscrire dans un processus de négociations bilatérales, une ligne qui s'oppose à celle de 142 États membres de l'ONU ayant déjà reconnu l'existence d'un État de Palestine.

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