Le président Félix Tshisekedi a reçu à Kinshasa une délégation de haut niveau de l'Union africaine pour évaluer les processus de paix visant à mettre fin à l'instabilité persistante dans l'Est de la RDC. Cette mission diplomatique, composée d'anciens chefs d'État, cherche à harmoniser les initiatives internationales pour résoudre un conflit aux conséquences humaines et économiques majeures.
Une délégation de haut niveau au chevet de la crise
La délégation de l'Union africaine, constituée de Sahle-Work Zewde, Uhuru Kenyatta, Catherine Samba-Panza et Mokgweetsi Masisi, a mené une série d'entretiens stratégiques à Kinshasa. Ces anciens dirigeants ont échangé avec la Première ministre Judith Suminwa ainsi qu'avec plusieurs membres du gouvernement congolais. L'objectif affiché est de donner une substance concrète aux processus de paix initiés à Washington et à Doha, afin de sortir de l'impasse sécuritaire qui fragilise la région des Grands Lacs.
La position de Kinshasa face aux engagements diplomatiques
Lors de ces échanges, le président Félix Tshisekedi a réitéré la volonté de la République démocratique du Congo de privilégier les voies diplomatiques. Toutefois, le chef de l'État a insisté sur l'impératif de transformer les promesses en actes tangibles. Cette exigence souligne la volonté de Kinshasa de voir les engagements pris par les différentes parties prenantes se traduire par une désescalade réelle sur le terrain, où la situation sécuritaire demeure préoccupante.
Une approche régionale élargie
Avant de conclure ses travaux à Kinshasa, le Panel a multiplié les contacts, rencontrant notamment des représentants de la société civile. La délégation avait préalablement effectué un déplacement à Goma pour dialoguer avec des responsables de l'AFC/M23. Sahle-Work Zewde a qualifié ces consultations de fructueuses, soulignant l'urgence de résoudre un conflit décrit comme l'un des plus coûteux du continent. La mission se poursuit désormais par des étapes clés en Ouganda et au Burundi, avant un retour sur le terrain congolais, notamment à Beni et Bunia, pour approfondir l'analyse des dynamiques locales.