Au cours de la 21e session extraordinaire de l'Union africaine à Luanda, le vice-président kashim shettima a plaidé pour une action collective et insisté sur l'urgence de mettre ce problème sur l'ordre du jour de l'Assemblée générale de janvier 2027. Cette mobilisation diplomatique s'inscrit dans un contexte où les violences anti-immigrantes en Afrique du Sud continuent de se propager malgré les efforts de contrôle de l'immigration.
La session de l'Union africaine et l'appel à l'action
Le vice-président kashim shettima a ouvert la discussion en soulignant l'urgence de répondre à la xénophobie endémique. Il a demandé explicitement que la question des violences contre les migrants africains soit inscrite dans l'ordre du jour de la prochaine Assemblée générale, estimant que la situation requiert une intervention politique coordonnée et immédiate.
Échelle des violences et déplacements massifs
Les statistiques révèlent une crise humanitaire significative. Plus de 178 000 migrants africains ont quitté ou été expulsés d'Afrique du Sud ces derniers mois. Le Nigeria a notamment évacué 1 490 citoyens d'ici juillet, suivi de 83 retours en août. Parallèlement, les autorités nigérianes ont signalé 90 morts parmi les victimes de violences xénophobes survenues en Afrique du Sud depuis 2022.
Critique de la réponse sud-africaine et risque de complicité
L'État souverain d'Afrique du Sud dispose du droit constitutionnel d'identifier, poursuivre et expulser les immigrés non documentés selon la procédure légale. Cependant, l'incapacité à déployer rapidement les forces de l'ordre et les mécanismes de gouvernance a permis aux foules de devenir un service d'immigration illégal. Cette passivité laisse une impression troublante de complicité officielle envers les auteurs de terrorisme, de pillage et de meurtres.
Engagement de l'Union africaine et exigences de justice
L'Union africaine doit transcender les déclarations de préoccupation pour imposer des sanctions continentales. Elle doit enquêter indépendamment sur les attaques, condamner fermement la xénophobie et instaurer des mécanismes de compensation pour les vies perdues, les biens détruits et les entreprises ruinées. Cette approche devrait enseigner aux autres États africains la nécessité de protéger leurs étrangers tout en gérant légalement la migration.