L'Union européenne de football (UEFA) accentue ses critiques à l'encontre de la gouvernance de Gianni Infantino, réclamant une refonte structurelle de la FIFA. Cette offensive diplomatique et juridique, portée notamment par le président de la Fédération allemande (DFB) Bernd Neuendorf, vise à fragiliser la position du dirigeant suisse avant les prochaines échéances électorales.
Une fronde européenne contre la stratégie financière
Au cœur du contentieux figurent les plans d'investissement de la FIFA liés à la Coupe du monde, jugés trop opaques et contestés par une large partie de la communauté du football. L'UEFA, qui exige le retrait de ces projets, envisage désormais des mesures judiciaires avec la préparation d'une plainte pénale en Suisse. Cette opposition frontale marque une rupture nette, l'instance européenne cherchant à imposer un changement de paradigme dans la gestion des ressources de l'organisation mondiale.
Un calendrier de concertation sous haute tension
Les prochaines semaines seront déterminantes pour l'avenir de la gouvernance mondiale du football. Des réunions stratégiques sont programmées à Thessalonique le 15 septembre, suivies d'un sommet à Berlin les 8 et 9 octobre, où les représentants des 55 fédérations membres de l'UEFA définiront leur position commune. Ces rencontres serviront de base pour fixer les jalons d'une réforme que les instances européennes jugent indispensable pour restaurer la crédibilité de la FIFA.
L'émergence d'une alternative pour la présidence
La stratégie de l'UEFA ne se limite pas à la critique : elle prépare activement l'après-Infantino. Si le président actuel maintient sa candidature pour un nouveau mandat, l'UEFA est déterminée à soutenir un candidat concurrent. Le nom de Victor Montagliani, actuel dirigeant de la CONCACAF, circule avec insistance comme principal challenger. Avec une date limite de dépôt des candidatures fixée au 18 novembre, le paysage électoral de la FIFA pourrait connaître un bouleversement majeur, l'UEFA cherchant à transformer ce scrutin en un référendum sur la gestion actuelle de l'institution.